Critique de film

Max Payne

"Max Payne"
affiche du film
  • Genre : Action
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Moore
  • Pays d'origine : USA, Canada
  • Durée : 1h40
  • Scénariste : Beau Thorne (scénario) / Sam Lake (jeu video)
  • Musique : Marco Beltrami, Buck Sanders
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Mark Wahlberg, Mila Kunis, Beau Bridges, Ludacris, Chris O'Donnell, Donal Logue, Amaury Nolasco, Kate Burton, Olga Kurylenko, Rothaford Gray, Joel Gordon
  • Récompenses : Aucune

MAX PAYNE (Marc Wahlberg) est un flic déterminé à retrouver ceux qui ont brutalement assassiné sa famille et son partenaire. Obsédé par sa quête de vengeance, il laisse son enquête l'entrainer dans un voyage cauchemardesque dans les bas-fonds de l'underground new-yorkais. Tandis que le mystère s'épaissit, Max va devoir affronter de puissants ennemis mais aussi ses propres démons.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Max Payne - L’erreur était facile à faire
Par : Chroniqueurs




Par Dante

Le projet Max Payne ne date pas d’hier. En effet, l’idée d’une adaptation cinématographique de ce jeu vidéo culte qui avait plongé toute une génération de gamers dans l’univers sombre et torturé de ce flic vengeur ivre de violence qui s’était même permis le luxe d’introduire le concept du bullet time dans le monde virtuel des jeux vidéo emplit la tête de prods depuis quelques années. Alors quand les premières rumeurs d’adaptation ont commencé à apparaître, c’est avec une appréhension baignée dans un mince espoir que les fans du jeu attendirent un résultat qui devait se hisser à la hauteur de leurs espérances. Mais la sentence est finalement tombée, ce sera John Moore qui prendra les commandes, tâcheron peu inspiré et véritable tortionnaire sur les plateaux, notamment responsable de la fade adaptation du Vol du Phénix et du peu inspiré En territoire ennemie.

Pourtant l’espoir était encore permis au vu d’une bande-annonce alléchante qui nous promettait un univers graphique proche du jeu, une touche de fantastique et de l’action à revendre. Mais les trailers, apanages publicitaires relégués en trompe-l’oeil pour susciter de gros bénéfices, ne sont que très rarement révélateurs de la réelle consistance de l’oeuvre. L’univers graphique en question n’est qu’un prétexte pour coller au jeu, jamais introduit, jamais utilisé, les acteurs prennent la pose dans des décors volés sur le plateau de Sin City, et John Moore, assommant de nombrilisme, de se regarder filmer au point de commettre de monumentales erreurs picturales comme ces raccords foireux éhontés qui parsèment son métrage. Côté fantastique, même rengaine, juste un prétexte à quelques plans esthétiques qui auraient pu être magnifiques s’ils étaient intervenus au sein d’une certaine cohérence. A la place, Moore assène quelques Valkyries qui volètent ici et là dans une pluie de feu, sans autre explication que des délires hallucinogènes. Et pour finir, l’action, qui était tout de même l’une des bases du jeu, est ici casée en 10 minutes montre en main, avec une scène interminable de ralentis qui peut encore faire illusion auprès des Ostrogoths qui auraient échappé aux récentes vagues cinématographiques qui révolutionnèrent l’action movie.

Toutefois, Max Payne se révèle quand même supérieur à d’autres adaptations honteuses que sont la trilogie Resident Evil ou le nanardesque Doom. Car si le réalisateur s’avère incapable d’insuffler la moindre énergie à son métrage, le scénario tient quant à lui la route et réussit à entraîner le spectateur dans cette enquête quelque peu cliché mais efficacement retranscrite et portée par un Mark Wahlberg, certes moins inspiré que dans les James Gray, mais tout de même crédible. Sans oublier l’apparition de la James Bond Olga Kurylenko qui vient illuminer un court instant la noirceur du film de sa grâce plastique et filmique.

Max Payne est donc un honnête polar graphique pour ceux qui ne connaîtraient par le jeu vidéo mais une grosse déception pour les fans du vrai Max Payne. Au final, une mauvaise adaptation, un pur produit commercial de plus, pas trop violent, pas trop sombre, pas trop glauque. Un film moyen à tous les niveaux.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage