Critique de film

Manborg

"Manborg"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction - Robots
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Steven Kostanski
  • Pays d'origine : Canada
  • Durée : 1h00
  • Scénariste : Steven Kostanski
  • Musique : Steven Kostanski
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Matthew Kennedy, Adam Brooks, Meredith Sweeney, Ludwig Lee, Jeremy Gillespie
  • Récompenses : Meilleur film au Boston Underground Film Festival

Un soldat mort, ramené à la vie en tant que cyborg, doit affronter des hordes de démons dans un futur dégénéré...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Manborg - Hommage foireux
Par : Quentin Meignant




Si l’année 2011 a avant tout été celle du succès de l’excellent Father’s Day pour la firme Astron-6, qui a vu là une occasion incroyable de faire la paire avec la légendaire firme Troma, elle a aussi été celle de l’avènement de Manborg, autre petite production en mode mineur qui a remporté le prix du meilleur long-métrage au Boston Underground Film Festival. Réalisé par Steven Kostanski, pour qui il s’agissait de la première réalisation juste avant sa collaboration à l’émergence de Father’s Day et qui excelle depuis des années dans le domaine des effets spéciaux de maquillage (Tamara, Détour Mortel 4, The Divide et, bientôt, Pacific Rim), Manborg prend place sur un planète Terre dévastée par l’infâme Conte Draculon et ses vampires nazis. Manborg, un homme qui a perdu la vie au combat mais qui a été transformé en hybride cyborg, lutte avec trois autres personnes pour redonner un semblant de vie à l’humanité.

Forcément fauché comme les blés à l’heure où Astron-6 n’avait encore acquis aucune lettre de noblesse, Manborg se veut être un pastiche des bandes SF à faible budget des 80’s. Si les amateurs de rip-off de RoboCop ou Terminator ne manqueront pas d’apprécier l’effort, il est néanmoins étonnant de constater que Steven Kostanski ne parvient pas à reproduire la folie de ces glorieuses années science-fictionnelles même si de nombreux éléments laissent à penser qu’il tente de le faire. Ainsi, doté de quelques séquences d’action tournées en image par image, ce qui donne un certain cachet à l’ensemble, Manborg ne parvient jamais vraiment à divertir ou, même, à concerner un temps soit peu le spectateur.

Procédant à un enchevêtrement de séquences faussement rythmées censées mettre en scène la lutte entre le Bien et le Mal de manière savoureusement manichéenne, Kostanski ne rend à aucun moment grâce à ses personnages, irrémédiablement voués à devenir les pantins d’une fable sans cœur et sans envies. Là où il était légitime d’espérer une œuvre référentielle et clichéesque à souhait, qui aurait pu verser dans le délire le plus total, Manborg se résume donc à un film court et trop sage qui, au fil de son déroulement, semble vouloir ne pas prendre le risque d’aller trop loin dans le domaine.

Totalement inabouti, Manborg rompt d’entrée de jeu la confiance que le spectateur pouvait vouer dans un tel projet, les soixante minutes d’action qu’il propose se révélant alors être de longs moments d’agonie. Steven Kostanski, s’il avait été plus fou, aurait pu livrer un vibrant hommage à la SF fauchée des 80’s, mais, en l’état, son film ne fait guère mieux que les productions les plus modestes de l’époque au niveau artistique.


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