Critique de film

Lock Out

"Lockout"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, action
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stephen St. Leger, James Mather
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 1h36
  • Budget : 30 millions de dollars
  • Scénariste : Stephen St. Leger, James Mather, Luc Besson
  • Musique : Alexandre Azaria
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Guy Pearce, Maggie Grace, Vincent Regan, Joseph Gilgun, Peter Stormare
  • Récompenses :

MS One est une prison spatiale expérimentale où les 500 criminels les plus dangereux au monde sont maintenus dans un sommeil artificiel. Chargée d’une mission humanitaire, la fille du Président des Etats-Unis, Emilie Warnock, arrive à bord de la station. Une mutinerie d’une rare violence y éclate. Emilie et l’équipe du MS One sont prises en otage par les détenus. Le Président décide d’y envoyer l’agent Snow avec pour seule et unique mission de sauver sa fille et personne d’autre…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Lock Out - Die hard in the Fortress prison
Par : Samuel Tubez




Film produit et écrit par Luc Besson (Fuyeeeez !!!), Lock Out a tout du plaisir coupable. Un héros badass, une jolie pépée, une intrigue pleine de rebondissements située en orbite (« de cheval ! », comme ils disent au BIFFF) et des méchants pas beaux qui serrent les dents. Vous reprendrez bien un peu de sang, de chique et de molard ? Ou pas.

Dans une prison située en orbite (de cheval ! ah pardon, je l’ai déjà faite celle-là) où les plus dangereux criminels de la planète sont maintenus en hyper-sommeil, une mutinerie éclate. Snow (Guy Pearce, musclé), un super agent badass de la mort-qui-tue accusé (à tort, évidemment) d’un meurtre, doit infiltrer le pénitencier pour y sauver Emilie Warnock (Maggie « Taken » Grace), la fille du président des Etats-Unis qui est désormais retenue en otage.

Prenez New York 1997, Fortress et un brin de Die Hard, secouez le tout et ajoutez-y une bonne dose de crétinerie et vous obtenez Lock Out. Un film qui copie sans vergogne ses prédécesseurs, y mêlant une sous-intrigue archi-rebattue (l’agent infiltré n’a d’autre choix que d’accepter cette mission pour se disculper, mais ceux qui tirent les ficelles ne sont pas forcément ceux que l’on croit, à moins que…) sans y apporter la moindre idée ni même exploiter les éléments de son pitch de manière intelligente (Quid de la stase ? Où sont passés les centaines de criminels finalement réduits, budget oblige, à seulement une dizaine de pelés ?), voilà de quoi est fait Lock Out. Stéréotypé à outrance, pas crédible une seconde, bourré de vannes sexistes, et parsemé de scènes d’action redondantes (et déjà vue ailleurs), la dernière production Europa Corp n’est qu’un gros plagiat complètement bas-du-front. Et pourtant, l’ensemble n’est pas si insupportable que cela. Pris comme un divertissement régressif, le film de James Mather et Stephen St Leger (et dire qu’ils étaient deux pour filmer ce truc !) devient un véritable plaisir coupable grâce uniquement à la présence de Guy Pearce dans le rôle principal qui s’en donne à cœur joie dans la contraction de biceps et la réplique qui tue. Balançant 10 punchlines à la minute, l’acteur de Memento assure à lui seul le spectacle et rend tout de suite la projection beaucoup moins pénible. Du coup, on se surprend même à considérer Lock Out comme un plaisir coupable, comme une bonne série Z louée dans une dvdthèque un soir de beuverie, seul endroit d’ailleurs où aurait mérité de sortir ce film.

Régressif, sans imagination ni panache mais bourré jusqu’à rabord de punchlines dévastatrices prononcées par un héros badass plutôt irrésistible dans son genre (merci Guy Pearce), Lock Out aurait fait un parfait direct to dvd. Pour une sortie ciné par contre, il fait tout simplement office de nanar premium.


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