Critique de film

Vampires de Salem (Les)

"Salem's Lot"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Vampires
  • Année de production : 1979
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tobe Hooper
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h52
  • Budget : 4 millions de dollars
  • Scénariste : Paul Monash (scénario) / Stephen King (roman)
  • Musique : Harry Sukman
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : David Soul, James Mason, Lance Kerwin, Bonnie Bedelia, Lew Ayres
  • Récompenses : Nominé à l'Edgar Allan Poe Award de la Meilleure minisérie en 1980
    Nominé aux Emmy Awards du Meilleur maquillage et Meilleure musique en 1980

Ben vient à Salem, dans le Maine, pour y écrire tranquillement son dernier roman presque au moment où un antiquaire très particulier reçoit une caisse contenant un vampire assoiffé de sang.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les vampires de Salem - Zéro sur toute la ligne !
Par : Quentin Meignant




Mais qu’est-il donc arrivé à Tobe Hooper ? Cette question est sur toutes les lèvres depuis bien longtemps...Le réalisateur de Massacre à la tronçonneuse n’a pas fait grand chose de bon depuis bien longtemps et l’on ne peut que regretter ce manque de génie de la part d’une des légendes du cinéma.

Il faut donc aller gratter dans les oeuvres anciennes pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent et c’est donc plein d’espérance que l’on parvient à dénicher une adaptation de Stephen King datant de 1979, Les vampires de Salem, tirée du roman reconnu dans le monde entier, Salem’s Lot.

Enclavé entre Massacre à la tronçonneuse (1974), Le crocodile de la mort (1977) et Poltergeist (1982), trois des meilleures oeuvres de la filmographie de Hooper, Les vampires de Salem laisse donc augurer de bien bonnes choses, bénéficiant au passage d’un scénario basé sur une histoire du maître de l’horreur.

C’est dès lors tambour battant que débute l’oeuvre, mettant en scène David Soul (Eh oui ! Le Hutch de Starsky et Hutch !) directement plongé dans une ambiance mystérieuse. Appuyée par une musique efficace, digne d’un bon film policier, la séquence de présentation du héros dure tout de même 8 minutes sans trop de paroles.

On excuse néanmoins de prime abord ce côté silencieux du héros.... avant d’abhorrer totalement le manque de psychologie de celui-ci : il est une fois gentil, une fois détestable, le tout en 3 minutes (Quel caractériel !) Malgré le manque évident de charisme de son personnage, David Soul remplit à merveille son contrat et donne toute l’envergure possible à un personnage qui en manque véritablement à la base.

C’est à partir de ce moment que l’on comprend qu’on va assister à un véritable carnage cinématographique : la première demi-heure s’égraine bien lentement, ne laissant aucune place au fantastique et essayant tant bien que mal de nous faire ressentir le mystère qui émane de l’énigmatique maison des Marsten...

Rien ne va plus dès le premier meurtre qui intervient après... 50 minutes d’un ennui hors du commun. Non seulement la scène est coupée juste avant la morsure du vampire, mais en plus elle se déroule dans une ambiance qui fait plus sourire que stresser.

Il en va d’ailleurs de même pour chacune des séquences qui suivront, Hooper ne parvenant pas à distiller un quelconque sentiment d’angoisse ! Les effets spéciaux y sont sans doute pour beaucoup et paraissent déjà désuets pour l’époque. Hooper en remet une couche en nous proposant un spectacle vraiment risible avec des jeux de lumière d’une étonnante médiocrité.

L’ensemble tourne véritablement au grandguignolesque avec des dialogues en dessous de tout et une action inexistante. Allant même jusqu’à confondre le concept du fantôme et celui du vampire (sans doute pour bâcler le film en facilitant la tâche des monstres), le réalisateur nous livre même une pâle copie de Nosferatu en guise de maître des vampires.

Provoquant un fou-rire sans précédent, ce suceur de sang est juste bon à émouvoir des enfants en bas âge (et encore !)...Nous infligeant alors de longs temps morts, séparés par des pseudo-scènes horrifiques, Hooper nous emmène vers un final qu’il veut grandiose...

...Mais qui est surtout nullissime, nous bombardant de dialogues encore plus lourds et d’un faux spectacle soi-disant émouvant, nous renvoyant tout droit vers une scène entraperçue au début du métrage.

Bref, Hooper avait déjà prouvé toutes ses limites dès 1979 ! On comprend mieux pourquoi Stephen King ne s’est plus vu adapté par un aussi piètre réalisateur que lui et pourquoi Les vampires de Salem ont fait l’objet d’une nouvelle adaptation en 2004 ! Un film incroyablement mauvais qui peuple les abysses du cinéma (?) de genre...


Oeuvres liées :

Les vampires de Salem (2004)

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