Critique de film

Les Démons du maïs 2

"Children of the Corn II: The Final Sacrifice"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Sorcellerie et satanisme
  • Année de production : 1993
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : David Price
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Budget : 900.000 Dollars
  • Scénariste : Stephen King, A. L. Katz, Gilbert Adler
  • Musique : Daniel Licht
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Terence Knox, Paul Scherrer, Ryan Bollman, Ned Romero
  • Récompenses : Aucune

Les journalistes débarquent à Gatlin après le drame qui vient de secouer la région. John Garrett, accompagné de son fils Danny, se rend sur les lieux afin de rédiger un article. Danny découvre que les enfants survivants de la tragédie se rendent la nuit dans les champs de maïs pour écouter les paroles de Micah, un enfant qui prétend qu'un signe va venir des profondeurs du maïs. Bientôt, les meurtres d'adultes recommencent...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les démons du maïs 2 - Une bonne scène et puis s’en vont...
Par : Quentin Meignant






Les démons du maïs avait, malgré ses énormes défauts, su charmer une grande partie du public lors de sa sortie en 1984. Le métrage avait ainsi remporté le prix du meilleur film fantastique lors de la deuxième édition du BIFFF.

Quoi de plus normal, dès lors, de retrouver un deuxième opus tourné tout de même 9 ans plus tard ? Certes, le premier épisode n’avait pas laissé un souvenir incommensurable à tout un chacun mais l’espoir était de mise pour ce deuxième épisode.

Nous nous retrouvons donc directement dans la continuité du premier opus : les héros du premier épisode ont visiblement appelé des secours après avoir constaté les événements dramatiques qui s’étaient déroulés à Gatlin.

La police constate alors que de multiples meurtres ont été commis par des enfants et les journalistes débarquent des quatre coins du pays pour couvrir l’événement. Le héros nous est présenté comme tel : un reporter raté qui, avec son fils, va essayer de faire l’article du siècle sur le sujet.

Cette manière de nous plonger directement dans l’action en nous emmenant dans la continuité directe du premier épisode est réellement astucieuse. De plus, Price parvient à faire monter le climat de paranoïa grâce à certains personnages tels que Mrs. Burke, ancienne enseignante, totalement terrorisé par les enfants et les champs de maïs.

Certes, en lui-même, le film paraît totalement inutile puisque qui laisserait en liberté des enfants ayant commis un véritable génocide ? C’est pourtant ce qui arrive puisque nos petits amis sataniques sont envoyés dans le village voisin d’Hemingford, peuplé d’adultes tout frais et bien dodus à massacrer.

Pendant ce temps, le film nous montre déjà ses premières limites avec le massacre de deux journalistes perdus dans un champs de maïs. L’un deux est carrément poignardé par un épis, ce qui ne manque pas de provoquer l’effet inverse à celui escompté par le réalisateur : on rit de bon cœur. C’est alors que l’on se rend compte du manque de moyens du film à cause d’effets spéciaux vraiment pas terribles qui, de plus, n’apportent strictement rien à la scène.

Par contre, certaines scènes provoquent très vite chez le spectateur quelques frissons. Ces scènes, longs plans fixes très basiques des enfants sataniques, sont d’une qualité infinie. Qualité qui surpasse déjà totalement les errements commis par Fritz Kiersch lors du premier opus.

C’est dès cette séquence que l’on commence alors à s’amuser car Price s’emploie à commencer le massacre d’une manière bien originale : la maison sur pilotis de la vieille enseignante s’abaisse sur sa propriétaire au ralenti, la réduisant véritablement en charpie.

L’action s’en voit véritablement enrichie mais ce n’est encore rien à côté de ce que Price nous prépare. La scène qui suit, sans être légendaire, nous vaut quelques sueurs froides accompagnées de frissons de dégoût…

En effet, une séquence vaudoo se prépare dans une église et un pauvre homme est touché par le maléfice. En plein sermon du prêtre, l’homme se met à saigner du nez, des oreilles, de la bouche et… des yeux , ce qui a bien sûr la conséquence de l’achever, aux pieds du prêtre.

Cette séquence est sans aucun doute la plus grande réussite du film (et de la saga) car l’efficacité est sans aucun doute au rendez-vous : plans magnifiques, musique diabolique, gore respectable et bruit de fond d’un sermon excessivement violent, tout est là pour faire frémir…

Hélas, hormis cela, le film retombe bien vite dans ses travers. Le manque de rythme se fait alors sentir entre les différentes pistes explorées par le journaliste et le vieil indien que ce dernier a rencontré.

Entre thérorie purement scientifique et thèse totalement paranormale, Price ne sait trop comment clôturer son métrage et nous amène dès lors vers un dénouement totalement ridicule qui ne restera aucunement dans les annales.

Il est dommage de constater qu’après une si belle première moitié, le film s’étouffe complètement et renoue avec toutes les lourdeurs du passé. Incroyablement mauvais su sa fin, le film préfigure vraiment la suite d’une saga qui n’en finit pas de décevoir… Courageux sont ceux qui regarderont les 7 films…


Oeuvres liées :

Les démons du maïs (1984)
Les démons du mais 3 (1995)
Les démons du mais 4 (1996)
Les démons du mais 5 (1998)
Les démons du mais 6 (1999)
Les démons du mais 7 (2001)

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