Critique de film

Les Chroniques mutantes

"The mutant chronicles"
affiche du film
  • Genre : Science-Fiction - Terrestre
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Simon Hunter
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h51
  • Scénariste : Philip Eisner
  • Musique : Richard Wells
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : John Malkovich, Thomas Jane, Ron Perlman, Devon Aoki, Benno Fürmann, Sean Pertwee, Shauna Macdonald
  • Récompenses : Aucune

Constantine est à la tête d'une organisation du type des Nations-Unies, gérée par quatre pays régis par d'énormes corporations qui ont pillé les ressources naturelles de la Terre. Lorsqu'une armée extra-terrestre, les NecroMutants, organise une guerre contre les humains pour s'approprier le peu qu'il reste à prendre sur Terre, Constantine envisage de quitter la planète avec quelques proches et de la faire exploser pour qu'elle ne tombe jamais aux mains de l'ennemi. Mais le Marine Major Mitch Hunter qui mène la rébellion humaine s'avère être aux antipodes de Constantine.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les chroniques mutantes - Hunter aurait dû rester dans son phare !
Par : Quentin Meignant




Mutant Chronicles, ce titre provoque des frissons de jouissance à la plupart des gamers les plus anciens. Il s’agit en effet d’un jeu remontant à l’époque de la Super Nintendo où il fallait shooter un maximum de mutants afin de sauver le monde. On croyait le jeu définitivement oublié jusqu’à ce que ce que les sociétés de production Edward R. Pressman Film et Grosvenor Park Productions, sous l’impulsion du scénariste Philip Eisner (Event Horizon, Firestarter 2), ne le déterrent afin d’en faire un film. Un choix étonnant fut alors posé : plutôt que d’engager un réalisateur chevronné pour mener à bien le projet, les producteurs se contentèrent de prendre Simon Hunter, réalisateur du seul (et très moyen) Phare de l’angoisse.

Le réal jouit d’un budget confortable et surtout d’un scénario établi depuis une quinzaine d’années qui compte une pléthore de fans déjà conquis. On attend donc qu’il offre le meilleur de lui-même dans ce mélange de guerre, de science-fiction aux relents mystiques. Voie choisie dès les premières séquences, une fois passé la longue et ennuyeuse introduction purement narrative. Des tripes, des boyaux vomis, des énucléations, à grands coups d’effets spéciaux bien sentis, l’entame de l’action est spectaculaire et, à défaut d’être parfaitement claire,, elle apporte son lot d’hémoglobine et de crimes crapuleux.

Passé ce cap important, on sent malheureusement que le métrage s’enlise à la vitesse grand V. Les mutants attaquent les humains dans une scène réellement dantesque qui… ne mène à rien, Hunter se bornant à nous montrer les gens fuir et à énumérer les vices et les vertus de la race humaine : racket, foi en Dieu, lâcheté, bienveillance, courage, tout est passé en revue dans des séquences d’une longueur aberrante aux dialogues souvent lourds et sans aucun intérêt. En multipliant les personnages principaux, le cinéaste s’égare et n’arrive à créer aucun attachement entre le spectateur et les protagonistes. Totalement préjudiciable, cette carence identificatrice se ressent tout au long d’une action où les héros meurent les un après les autres dans l’indifférence totale. Allant même jusqu’à transformer le fabuleux Ron Perlman, habitué aux rôles plutôt irrévérencieux, en curé mystique prêt à tout pour sauver l’humanité (rappelant au passage 5 girls), Hunter pousse le bouchon trop loin et dilapide le peu de crédit qu’avait encore le film. Doté d’une mise en scène particulièrement hachée dans sa dernière demi-heure, ce dernier n’arrive ni à faire vibrer ni à émouvoir. Tanguant entre un manque de repères spatiaux (étonnant vu l’unité de lieu de la deuxième partie) et une aventure trop proche du simple jeu de plate-forme, le final devient réellement pénible à suivre. Les dialogues de plus en plus risibles et les combats trop courts (un comble pour un film de ce genre !) de la dernière séquence entérinent la médiocrité générale de l’ensemble.

Simon Hunter n’était peut-être pas l’homme de la situation et cela se ressent. Malgré des effets spéciaux et (parfois) pyrotechniques à la pointe, Mutant Chronicles n’a en aucun moment eu les capacités de devenir le bon film d’action science-fictionnelle qu’il était censé être. 1h51 d’ennui, c’est long et, surtout, ça ne sert à rien !


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