Critique de film

Les animaux fantastiques

"Fantastic Beasts and Where to Find Them"
affiche du film

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s'agit d'une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l'ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d'enquêtrice. Et la situation s'aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d'Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina. Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu'il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s'apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les animaux fantastiques - Magie en berne
Par : Samuel Tubez


Quelque semaines avant Rogue One, l’univers d’Harry Potter se décline donc sur nos écrans dans ce premier spin-off directement conçu et écrit pour le cinéma par J.K. Rowling. Et entre le Marvel Cinematic Universe et Star Wars, c’est peu dire que Les Animaux fantastiques a trouvé aisément sa place dans les salles obscures, raflant déjà un joli score au box-office après seulement une semaine d’exploitation.

Norbert Dragonneau (Newt Scamander en v.o.), l’auteur du manuel Vie et habitat des animaux fantastiques étudié sur les bancs de Poudlard, est le héros de cette histoire se déroulant environ 70 ans avant la saga Harry Potter. Au cours de sa quête de créatures fantastiques, ce magizoologiste débarque à New York où il laisse s’échapper accidentellement quelques-uns de ses spécimens. Avec l’aide de deux magiciennes et d’un non-maj’ (soit le moldu version américaine), il sèmera la pagaille en tentant de les retrouver dans les rues merveilleusement reconstituées de cette Big Apple des années 20 où une société de sorciers tente tant bien que mal de garder l’existence de la magie secrète. Car outre ces incidents animaliers, une force mystérieuse liée à un redoutable sorcier nommé Grindelwald fait des ravages en ville...

Les Animaux fantastiques sert donc d’introduction à un nouveau cycle qui devrait comprendre pas moins de cinq films et étire ainsi sur plus de deux heures des péripéties certes cocasses et amusantes, mais pour la plupart totalement anecdotiques. Cela sert bien sûr à nous présenter une flopée de nouveaux personnages et à étaler un bestiaire numérique plutôt réussi qui émerveillera les plus jeunes, mais ça ne fait guère avancer le schmilblick. Oui, on est bien de nouveau en présence d’une introduction à rallonge d’une nouvelle saga qui trustera les salles obscures dans les années à venir. La formule est donc connue voire usée et l’ensemble ressemble parfois à un fourre-tout maladroit d’où la mise en scène très mécanique de David Yates (à qui l’on doit plusieurs Harry Potter mais aussi le calamiteux Tarzan sorti cet été) ne parvient pas à sortir son épingle du jeu. Prémâché et trop calibré pour véritablement nous ensorceler, moins féerique et plus prévisible que la saga Potter, ce nouvel univers nous fait néanmoins passer un agréable moment grâce à un casting dans l’ensemble très bon mené par Eddie Redmayne (qui abuse toutefois un peu trop de ses tics de jeu), au centre de charmants seconds couteaux destinés à prendre de l’envergure par la suite, dont la délicieuse Alison Sudol et le touchant (et drôle) Dan Fogler.

Voilà donc un spin-off dont la formule prémâchée n’est plus si magique mais ce nouvel univers décliné par J.K. Rowling fonctionne néanmoins (grâce au casting et au bestiaire) et trouvera aisément sa place auprès des fans d’Harry Potter.


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