Critique de film

Chroniques de Tchernobyl

"Chernobyl Diaries"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Brad Parker
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h26
  • Scénariste : Oren Peli, Carey Van Dyke, Shane Van Dyke
  • Musique : Diego Stocco
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jesse McCartney, Jonathan Sadowski, Olivia Dudley, Dimitri Diatchenko, Devin Kelley
  • Récompenses : Aucune

Un groupe d'amis se trouve coincé dans une ville abandonnée après une catastrophe nucléaire. La nature a repris ses droits dans cette ville fantôme et radioactive et les protagonistes commencent à entendre des cris inhumains...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Chroniques de Tchernobyl - Oeuvre de "Pelisploitation"
Par : Quentin Meignant


Fort du succès de son Paranormal Activity, qui a passablement révolutionné (malheureusement pour les puristes) le domaine du found footage, Oren Peli est devenu un producteur éclairé et n’hésite pas à fouler à l’envi les chemins balisés du genre qu’il a relancé. Ainsi, à l’heure où bon nombre de producteurs tentent de mettre sur pieds des projets plus ou moins inventifs dans le domaine, Peli n’a qu’à claquer des doigts pour que se réalise un nouveau succès. Parmi ceux-ci, Chernobyl Diaries est sorti de terre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire après avoir été confié il y a quelques mois à Brad Parker, jusque là cantonné aux effets visuels de quelques œuvres plus ous moins marquantes (Lake Placid, Fight Club, xXx, Let Me In,…). Basé sur une idée de Peli lui-même, Chernobyl Diaries suit six vacanciers occidentaux qui, en quête de sensations fortes, décident de se mettre au tourisme extrême. Objectif : visite de Pripyat, une cité ouvrière située à quelques kilomètres de Tchernobyl qui avait dû être évacué quelques heures après la catastrophe nucléaire. Mais, là où ces visiteurs d’un jour s’attendaient à trouver des lieux déserts, il semble qu’un population particulièrement dangereuse rôde. Et le fait que la camionnette du groupe soit en panne n’est pas spécialement une bonne nouvelle…

Si certains espéraient que Chernobyl Diaries tranche un temps soit peu avec les autres productions d’Oren Peli, ils en seront d’emblée pour leurs frais. En effet, reprenant les recettes qui ont fait son succès, le métrage de Brad Parker foisonne dès le début de lieux communs : clichés et vidéos saccadées du voyage en Europe de trois jeunes américains, personnages peu développés et scènes pseudo-réalistes foisonnent. L’entrée en lice de trois autres personnages et d’un protagoniste russe dont la caricature est poussée à l’extrême finit par saborder tout l’intérêt de l’œuvre au bout d’une dizaine de minutes.

Qu’à cela ne tienne, rendez-vous est pris dans un village désert qui manque cruellement de surprises. Tentant d’installer un climax angoissant en jouant sur les codes du huis-clos à ciel plus ou moins ouvert, Brad Parker se vautre en beauté et, hormis l’apparition furtive d’un quadrupède inattendu, l’ensemble fait preuve d’une platitude extrême. Dès lors, les multiples événements qui agitent la petite vie du groupe, bientôt décimé par des créatures ridicules, n’ont que peu d’intérêt et l’émergence d’un final aussi « bien » ficelé que celui de l’inutile Dark Souls n’émeut même plus.

S’emparer d’un thème dramatique comme la catastrophe de Tchernobyl à des fins mercantiles était déjà fort, mais si, en plus, les idées de Peli s’arrêtent à ce que l’on voit dans ce Chernobyl Diaries, le bonhomme devrait peut-être simplement arrêter de jouer au scénariste. Brad Parker, pantin victime d’un script d’une nullité effroyable, ne tente, quant à lui, même pas de sauver ce qui aurait pu l’être et offre un found footage... qui ne l’est même pas.


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