Critique de film

Veilleur de nuit (Le)

"Nightwatch"
affiche du film
  • Genre : Thriller
  • Année de production : 1997
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ole Bornedal
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h41
  • Scénariste : Ole Bornedal, Steven Soderbergh
  • Musique : Joachim Holbek
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ewan McGregor, Nick Nolte, Patricia Arquette, Josh Brolin, Lauren Graham, Brad Dourif, Alix Koromzay, Erich Anderson, Lonny Chapman, Scott Burkholder
  • Récompenses : Prix de l'Audience et du Meilleur réalisateur au festival de Malaga (1997)

Martin Bells -étudiant en droit - accepte un poste de veilleur de nuit à la morgue. C'est là que sont emmenés les corps des victimes d'un tueur en série qui terrorise la ville. Seul dans cet endroit désert, où se produisent des évènements étranges, Martin Bells fait bientôt figure de suspect numéro un aux yeux de l'inspecteur Cray qui mène l'enquête. Pris dans un piège qui le dépasse, le jeune veilleur de nuit comprend qu'il doit démasquer le tueur pour ne pas devenir sa prochaine victime...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le veilleur de nuit - Restez vigilants !
Par : Damien Taymans


En 1994, Ole Bornedal signe un joyau qui révolutionne le cinéma danois. Devant l’engouement national et européen et à cause de la mauvaise distribution mondiale, ce film, intitulé Nattevagten, subira un remake américain réalisé par Bornedal lui-même. Version States oblige, quelques personnalités s’y retrouvent, histoire de drainer un public nombreux. Le nouveau produit change de nom (Nightwatch outre Atlantique et Le veilleur de nuit chez nous), d’acteurs (grâce à la présence d’Ewan McGregor, Nick Nolte et Patricia Arquette) mais pas d’intrigue puisque le film tient moins du remake que de la copie conforme de l’originel…

Restant plus ou moins fidèle à son œuvre danoise, Bornedal persévère dans son atmosphère lugubre (même si certains préfèrent la version danoise plus ténébreuse). Une tension qui intervient à intervalles irréguliers et surprend le spectateur à chaque apparition puisqu’elle est sans cesse précédée d’un moment de détente aseptisé de toute angoisse. Pour créer ces instants d’effroi, le réalisateur mise sur deux éléments parfaitement maniés : le cadre glacial symbolisé par ces bâtiments lugubres aux couloirs resserrés qui abritent une morgue d’une lueur aveuglante renforçant cette atmosphère glauque à souhait et les effets de lumière qui viennent augmenter encore la tension grâce à leur présence ténue, n’éclairant que de rares zones d’ombre dans ces lieux sombres.

Circulant dans ce dédale de recoins inquiétants, Nick Nolte et Ewan McGregor insufflent à leur personnage une véritable consistance et atténuent grâce à leur prestation magistrale le côté convenu des individus qu’ils incarnent. Car s’il est bien un point que l’on peut reprocher au réalisateur, c’est de reprendre tous les poncifs du genre un peu machinalement sans les façonner outre mesure. Heureusement, en auteur brillant qu’il est, il parvient à faire oublier cet aspect en noyant ceux-ci dans une ambiance morose et terrifiante et en jouant habilement de l’alternance des moments humoristiques et horrifiques.

En définitive, Le veilleur de nuit est de ce films qui vous chatouillent là où il faut sans jamais en faire trop. Atmosphère inquiétante, acteurs talentueux, réalisateur à l’aube de sa gloire, que demander de plus ?

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