Critique de film

Lac des morts-vivants (Le)

affiche du film
  • Genre : Horreur – Morts-Vivants
  • Année de production : 1981
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jean Rollin
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 1h29
  • Scénariste : Julian Esteban, Jess Franco
  • Musique : Daniel White
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Howard Vernon, Pierre Escourrou, Anouchka, Jean Rollin, Antonio Mayans, Nadine Pascal, Youri Radionow
  • Récompenses : Aucune

Des jeunes femmes disparaissent dans de mystérieuses circonstances après s'être baignées dans un lac hanté par des soldats nazis, tués et jetés à l'eau durant la Seconde Guerre mondiale...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le lac des morts-vivants - Quel calvaire !
Par : Quentin Meignant


À l’époque, la vision de ce film traumatisa plus d’un spectateur médusé devant un tel manque de respect envers des faits aussi graves que la guerre 40-45. C’est pourquoi Jean Rollin (La vampire nue, Vierges et vampires, Le viol du vampire,…. Que des films relevés quoi !) mit le temps à reconnaître que ce film (le premier film de zombies SS, genre qui fera des émules par la suite) était son œuvre et qu’il l’avait produite sous le pseudonyme de J. A. Lazer. Voilà pour la petite histoire et, à vrai dire, c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire sur ce film, si ce n’est qu’il est vraiment pitoyable !

Dès la première scène, nous constatons que Rollin va profiter de n’importe quelle occasion pour nous montrer en détail le corps souvent sculptural de femmes nues. Cette scène ressemble à l’introduction (sans mauvais jeu de mot) d’un film érotique à deux balles. La musique, la belle femme et ses gestes lascifs et les mouvements de caméras, tout nous fait penser que cela va dégénérer en porno bon marché. Il n’en est rien mais le résultat est encore bien pire au final !

Les acteurs ont dû être choisis à l’asile du coin tellement ils peinent à décrocher deux mots censés et correctement articulés à la suite. Il faut bien dire qu’ils ne sont pas aidés par des dialogues sortis d’on ne veut pas savoir où ! Quant aux acteurs qui jouent les zombies, ils décrochent sans aucun doute la palme du ridicule ! Comble de la nullité, le maquillage, qui coule dès que les zombies replongent dans l’eau du lac (Pour la petite histoire, il s’agit d’un petit bassin vaguement camouflé pour donner l’impression d’une vraie étendue d’eau), est tout sauf une réussite. La couleur vase du visage des Morts-Vivants leur donne un air de Martiens sortis tout droit d’un film du début du siècle.

Après avoir énuméré ces énormes défauts, on croit en avoir fini avec la longue liste de ce qui ne va pas, mais voilà, Rollin a encore enfoncé le clou plus loin ! Le rythme, les paysages et le scénario sont dignes d’un épisode raté de « Louis la Brocante ». Enfin, pour donner une petite touche dramatique à ce métrage que l’on annonce gore mais qui ne l’est absolument pas, Rollin décide d’ajouter, au milieu des femmes à poil, une intrigue amoureuse tragique : un des Allemands est tombé amoureux de son vivant d’une villageoise, qui est morte à l’accouchement du fruit de leur Amour (qui a 10 ans lors de l’invasion des zombies et qui est jouée par la médiocre et horripilante Anouchka Lesoeur, petite-fille du producteur, tiens tiens…) Le zombie vient donc régulièrement et gentiment lui rendre visite et la défend contre ses compères, ce qui finira par lui coûter la vie et arrêter là notre supplice !

Le film se termine avec un gros plan de la petite mochetée et nous nous dirigeons, le cœur léger, vers la poubelle pour y jeter cette croûte.


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