Critique de film

Masters of Horror 1 - Le Cauchemar de la Sorcière

"Dreams in the Witch House"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Sorcellerie
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stuart Gordon
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h00
  • Scénariste : H.P. Lovecraft, Srtuart Gordon, Dennis Paoli
  • Musique : Richard Band
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ezra Godden, Chelah Horsdal, Susanna Uchatius, Jay Brazeau
  • Récompenses : Aucune

Walter Gilman (Ezra Godden), étudiant à l'université en physique qui rédige une thèse sur les liens interdimensionnels, loue une mansarde délabrée dans une vieille bâtisse en Nouvelle-Angleterre. La nuit, il est hanté par des cauchemars effrayants où il voit apparaître un rongeur à tête humaine, fidèle compagnon d'une sorcière qui habite l'endroit depuis des siècles. Walter n'arrive plus à distinguer la réalité et la fiction...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le cauchemar de la sorcière (MOH1) - Un véritable cauchemar...
Par : Damien Taymans


Le génial réalisateur de Re-Animator, en la personne de Stuart Gordon, nous offre ici un épisode bien sympathique de la série des Masters of Horror (Saison 1). Gordon reprend une recette qui a bien fonctionné à l’époque puisqu’il tire cet épisode d’une nouvelle de H. P. Lovecraft, comme il l’avait déjà fait pour Re-Animator. Et comme à l’époque, la sauce prend.

De nombreuses scènes valent le détour et on reconnaît à travers celles-ci la "patte Gordon". Une scène de sexe torride a lieu pour l’émerveillement de nos petites mirettes entre Walter et la sorcière, scène qui se terminera en cauchemar. Le sexe mêlé à l’horreur est une des marques de fabrication de Gordon dont il a déjà usé dans Re-Animator (le cunnilingus) ou dans Castle Freak (cette scène horrible où le monstre, souhaitant embrasser les seins d’une femme, lui arrache les tétons à coups de dents). On notera aussi la grandiose allusion au Nécronomicon, livre maudit ultra-célèbre.

Mis à part cette patte Gordon dont on vient de parler, l’épisode reste appréciable par l’assimilation (somme toute classique) que le héros vient à faire entre fiction et réalité. A l’instar de John Trent dans L’antre de la folie, Walter ne sait plus quelle explication donner à ses cauchemars. Cette dimension va s’accentuer lorsqu’il découvrira en s’éveillant qu’il a changé de chambre : il en viendra à se demander s’il n’est pas somnambule... Jusqu’à la fin du métrage, le doute est présent chez le héros (malgré les recommandations de son voisin d’en-bas pourtant explicites). La scène finale, quant à elle, vaut vraiment le détour et arrive à faire oublier certains moments creux du métrage.

Car des moments creux, il y en a ! L’adaptation (pas toujours très réussie) de la nouvelle de Lovecraft offre quelques désagréments : un métrage parfois un peu long, jouant sur une redite éternelle. A tel point qu’on en vient à se demander parfois si on n’a pas déjà vu cette scène-là... Quelques scènes sont d’une vacuité incroyable et Gordon ne légitime aucune d’elles (l’entente entre Walter et sa voisine aurait pu être dépeinte plus promptement).

Malgré tout, on a passé un moment agréable à zyeuter cet épisode et on attend de Gordon le meilleur pour la saison 2 et son Chat noir...

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