Critique de film

Le Livre de la jungle

"The Jungle Book"
affiche du film
  • Genre : Aventure, Fantastique
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h46
  • Musique : John Debney
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un python à la voix séduisante et au regard hypnotique ou le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Livre de la jungle - CGI vs Humans
Par : Samuel Tubez






Après le kitschissime Cendrillon, le château de la firme la plus puissante du 7e Art reconstruit ses murs au cœur de la jungle avec cette nouvelle version live d’un de ses titres de gloire animé, datant de 1967. La faune et la flore comme si vous y étiez, l’ouvrage de Kipling à travers le prisme Disney.

Ils sont tous là : Baloo l’ours, Bagheera la panthère, Shere Khan le tigre, Kaa le python, King Louie le gigantopithèque, Akela le loup et Raksha la louve. Le casting vocal est exceptionnel, de Bill Murray à Christopher Walken en passant par Scarlett Johansson. La motion capture est au top, rendant toutes ces créatures digitales plus vraies que nature au cœur de paysages à couper le souffle. Tellement authentiques et formidablement caractérisées, qu’à leurs côtés le jeune Neel Sethi, qui incarne Mowgli, apparaît bien fade, adoptant des mimiques dignes d’un film pour Disney Channel (en clair il se croit dans Violetta, vous voyez le genre ?). CGI 1 – Humain 0.

Le dessin animé de Wolfgang Reitherman était une succession de scènes musicales entraînantes, le film de Jon Favreau est une suite d’épisodes changeant régulièrement de ton : Mowgli avec les loups, Mowgli quitte la meute suite à la menace de Shere Khan, Mowgli se fait hypnotiser par Kaa, Mowgli aide Baloo à récolter du miel, etc. etc. D’instants dramatiques en moments humoristiques en passant par l’un ou l’autre interlude musical (vous aurez bien droit à « Il en faut peu pour être heureux »), Le Livre de la jungle déballe une narration épisodique qui empêche d’en saisir véritablement le propos. Tour à tour grave, drôle, poétique et possédant bien sûr des séquences de poursuites trépidantes (avec une jolie exploitation de la flore), cette version fait tout pour plaire à un public le plus large possible, en dépit de raconter la quête d’apprentissage tant attendue. Le réalisateur d’Iron Man faisant peu preuve de point de vue dans sa mise en scène (c’est un honnête faiseur, guère plus), on trouvera le véritable, et conséquent, apport artistique de cette entreprise chez les magiciens de Weta Digital qui font une fois de plus preuve d’une maîtrise ahurissante dans les effets visuels. CGI 2 – Humain 0.

C’est donc une victoire amplement méritée des CGI à laquelle on assiste dans cette version live du Livre de la jungle, divertissement épisodique complaisant qui tente de rallier tous les publics à sa cause en dépit de raconter véritablement quelque chose. Le spectacle est donc uniquement pour les yeux et c’est déjà ça. Merci Weta !


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