Critique de film

Le Diable des glaces

"Sometimes They Come Back... for More"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Démons, Diables
  • Année de production : 1999
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Daniel Zelik Berk
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h29
  • Scénariste : Stephen King, Adam Grossman, Darryl Sollerh
  • Musique : Brian Langsbard
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Clayton Rohner, Faith Ford, Max Perlich, Chase Masterson, Damian Chapa, Michael Stadvec
  • Récompenses : Aucune

Dans la station de recherche Erebus basée dans l'Antarctique, deux membres de l'équipe ont été retrouvés morts et deux autres sont portés disparus. Le capitaine Sam Cage et le major Callie Wilson sont chgargés de l'enquête. Dès leur arrivée, ils découvrent le cadavre gelé de Whittaker, le chef des opérations. Pour découvrir la vérité, Sam et Callie doivent descendre dans la mine de la station dans laquelle se déroulent d'étranges et inquiétants événements...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Diable des glaces - Berk porte bien son nom !
Par : Quentin Meignant




Daniel Zelik Berk reste encore à ce jour un inconnu dans le domaine du cinéma. En effet, le réalisateur a simplement signé au long de sa très courte carrière Le diable des glaces, dont il était aussi le producteur.

C’est donc une certaine surprise de voir ce cinéaste totalement méconnu aux commandes d’une adaptation de Stephen King pour sa première et seule expérience. Connu pour ses petites productions limitées tant au point de vue des moyens que de l’histoire, le bonhomme avait donc le don de faire craindre le pire aux fans du Maître de l’Horreur…

Les craintes de ces derniers se justifient d’ailleurs très vite. En fait, après une entame passable qui ressemble comme deux gouttes d’eau à bien des films d’aventures, le métrage sombre directement dans le n’importe quoi, Berk s’échinant à nous faire passer des émotions sans le moindre talent.

Pourtant, comme dit ci-dessus, la première séquence laisse au moins augurer un spectacle agréable puisque la descente en hélico en pleine tempête de neige est sans aucun doute le seul moment palpitant de l’ensemble. Hélas, la mise en scène laisse déjà à désirer et ce (trop) petit moment d’action manque d’une certaine logique.

En effet, comment expliquer qu’un hélico pris en pleine tempête puisse descendre si près du sol, tout en filmant des héros qui ont l’air près à se jeter dans un véritable gouffre. C’est donc sans trop comprendre le pourquoi du comment que Berk nous envoie tout droit vers son huis-clos.

Et c’est sans doute là le plus gros problème du film : sans doute fan de La chose, de Carpenter, le réalisateur essaie de nous plonger rapidement dans les sensations claustrophobiques de l’isolement en plein désert de glace.

A des années lumières de l’efficacité de La chose, Le diable des glaces n’impose jamais d’autre sentiment que le dégoût d’une œuvre réalisée sans aucun talent, simple croisement entre La chose et, dans une moindre mesure, La tempête du siècle.

Nous bassinant avec des flash-back à deux balles à la limite du compréhensible, Berk a tôt fait de lasser. En voulant créer un climat de paranoïa totale, il laisse ainsi complètement s’envoler le fil de l’histoire et l’action s’étiole à grande vitesse.

Les autres visions du héros ne sont pas nettement plus convaincantes d’autant que le scénario en lui-même, rappelant une nouvelle fois La tempête du siècle, acquiert très vite une dimension risible à côté d’œuvres du même acabit.

Des envoyés du Diable, la fabrication en un temps record d’un mini-tank doté de minuscules caméras, c’est hélas ce que nous propose Berk. Les irrégularités se font alors légion et, jusqu’au dénouement, nous devons assister à ce manque de logique dans le scénario.

Au-delà de toutes ces considérations d’ordre scénaristique, nous ne sommes pas en reste non plus au niveau technique et esthétique. Ainsi, les décors inspirent quasiment la pitié tant l’ensemble de ceux-ci paraît bien pauvre.

Certes, nous ne sommes pas face à une grosse production, mais la mine, par exemple, aurait pu être mille fois plus convaincante à moindre coût. Plutôt que des décors en plastique, Berk et son équipe auraient pu nous proposer quelque chose d’un peu plus réel, comme une vraie grotte par exemple…

Les problèmes de montage sont aussi d’une énormité qui laisse sans voix. Tant au niveau de l’image qu’au niveau du son, le réalisateur et son équipe rencontrent de gros problèmes de justesse. Nous nous retrouvons ainsi face à des brouhahas incroyables suivis de périodes de silence excessivement troublantes.

Ajoutons encore à tout cela une mise en scène totalement molle dans laquelle évoluent de pitoyables acteurs et la coupe est pleine ! Jamais Le diable des glaces ne sera parvenu à nous faire éprouver autre chose que de la pitié. Au final donc, Berk parvient tout de même à réaliser un grand exploit : il signe avec ce film l’une des adaptations kingiennes les plus ridicules. Au vu du nombre de celles-ci, ça tenait véritablement de la gageure ! Une vraie plaie…

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