Critique de film

Le Continent des Hommes Poissons

"L'isola degli uomini pesce"
affiche du film
  • Genre : Aventures, Fantastique
  • Année de production : 1979
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Sergio Martino
  • Pays d'origine : Italie
  • Durée : 1h33
  • Scénariste : Sergio Donati, Cesare Frugoni, Luciano Martino, Sergio Martino, H.P. Lovecraft
  • Musique : Luciano Michelini
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Barbara Bach, Claudio Cassinelli, Richard Johnson, Beryl Cunningham, Joseph Cotten, Franco Iavarone, Roberto Posse, Giuseppe Castellano,..
  • Récompenses : Aucune

Six hommes s’éveillent à bord d’un bien frêle canot de sauvetage. Leur navire, transportant des bagnards à Cayenne, a sombré en mer des Antilles, ne laissant donc qu’un petit groupe de survivants constitué de cinq détenus et un Lieutenant. Après plusieurs heures de dérive, quelques vents favorables vont échouer la coque de noix sur une île non répertoriée. Alors qu’ils pensent être sauvés, les malchanceux naufragés vont bien vite se trouver confrontés aux nombreux dangers que recèle cette mystérieuse terre. Rites vaudous, pièges artisanaux, propriétaire mégalomane et bien entendu hommes-poissons seront dès lors au rendez-vous de la terrible aventure qui s’annonce…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Continent des Hommes Poissons - Sommet de la trilogie
Par : Quentin Meignant




A l’image du cinéma transalpin tout entier, Sergio Martino est un véritable touche-à-tout. Voguant au gré des modes, le cinéaste voue une véritable passion aux westerns, aux gialli et, surtout, aux séries B d’horreur. Œuvres phares dans sa filmographie, sa trilogie orographique reste à n’en point douter aujourd’hui le sommet de sa carrière avec, notamment, un second volet, Le Continent des Hommes Poissons, entré à jamais dans la mémoire collective des fantasticophiles. Reprenant le thème largement usité de l’Atlantide et s’inspirant aussi de L’ile du Docteur Moreau, Martino met en scène l’histoire de six hommes, 5 bagnards de Cayenne et leur geôlier, qui échouent sur une île des Antilles. Alors qu’ils pensent être sauvés, les malchanceux naufragés vont bien vite se trouver confrontés aux nombreux dangers que recèle cette mystérieuse terre. Rites vaudous, pièges artisanaux, propriétaire mégalomane et bien entendu hommes-poissons seront dès lors au rendez-vous de la terrible aventure qui s’annonce…

Consacré un an plus tôt par l’agréable Montagne du Dieu cannibale, premier volet de sa trilogie orographique, Sergio Martino mise d’emblée sur les mêmes ingrédients que pour son œuvre précédente. L’exotisme est donc de mise, d’autant que la splendide photographie de Giancarlo Ferrando excelle à nouveau. Si le programme est dès lors convenu d’avance, le film oscillant plus que probablement entre aventure et épouvante, la prestation des acteurs n’en demeure pas moins surprenante, ceux-ci parvenant à tirer leur épingle du jeu et à ajouter à la tension naissante.

En effet, dans sa première partie, le récit se veut assez haletant et, très vite, la découverte de créatures en costumes latex, rappelant d’ailleurs la magnifique Etrange créature du Lac Noir au niveau du design, donne le ton. Là où La Montagne du Dieu Cannibale recelait bon nombre de stock shots animaliers censés meubler une intrigue assez creuse, Martino compte prendre le spectateur à contre-pied avec Le Continent des Hommes Poissons et offrir un spectacle plein et une action sans accros. Dès lors, le déroulement échevelé de l’ensemble fait la part belle aux surprises dévoilées par le biais d’un script bien ficelé. Parvenant à introduire le thème de l’Atlantide de manière peu clichéesque, le cinéaste surenchérit en s’inspirant aussi des sujet vaudou et de la mode des savants-fous. De ce joyeux et spectaculaire melting-pot ne ressortent que fort peu de défauts, avant tout dus à la petitesse du budget, mais aussi à un traitement pas toujours ad hoc du suspense. En effet, dans son empressement, Martino en oublie presque de marquer des pauses entre chaque scène d’action et monte parfois ces dernières de manière trop fluides.

En découle une incompréhension qui, heureusement, n’est guère dommageable à ce petit bijou qu’est Le Continent des Hommes Poissons. Certes, comme la plupart des série B italiennes, le métrage de Martino n’est pas un chef-d’œuvre, mais il constitue néanmoins l’un des hauts faits d’armes du cinéma transalpin et un film d’aventures tout simplement plein et agréable.

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage