Critique de film

Lake Placid

"Lake Placid"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur - Animaux-tueurs
  • Année de production : 1999
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Steve Miner
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h22
  • Scénariste : David E. Kelley
  • Musique : John Ottman
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Bill Pullman, Bridget Fonda, Oliver Platt, Brendan Gleeson, Betty White, David Lewis, Tim Dixon, Natassia Malthe, Mariska Hargitay, Meredith Salenger, Jed Rees...
  • Récompenses :

La mort inexpliquée d'un agent de la protection des eaux et forêts, déchiqueté avec férocité, plonge Black Lake dans la perplexité et la peur. Une équipe d'enquêteurs arrive sur place et découvre une dent datant de l'ère préhistorique. Le garde forestier Jack Wells, la paléontologue Kelly Scott, le shériff Hank Keough et le Professeur Hector Cyr vont devoir affronter un reptile de plus de dix mètres de long, véritable machine à broyer issue de l'espèce des crocodylus.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Lake Placid - Roi des crocodiles
Par : Quentin Meignant




Essentiellement connu pour ses contributions à la saga Vendredi 13, dont il est le plus digne metteur en scène, mais aussi pour la créations de la délirante franchise House (dont il signa le seul opus véritablement valable, Steve Miner fait partie de ces faiseurs de cinéma de genre typiquement 80’s à la renommée assez restreinte auprès du grand public. Néanmoins, le cinéaste, jamais découragé et plus passionné que jamais, continua à réaliser diverses bandes horrifiques dans les années 90, passant notamment par la case Halloween, avec Halloween : H20, avant de s’intéresser à un sous-genre qu’il n’avait pas encore abordé : les animaux tueurs. C’est ainsi qu’il se retrouve aux commandes de Lake Placid, métrage produit à hauteur de 27 millions de dollars par Fox 2000, une des ramifications les plus actives de 20th Century Fox. Lake Placid suit Kelly Scott, une jeune paléontologue ayant eu des relations plus que privilégiées avec son employeur, est envoyée, contrainte et forcée par ce dernier, dans le Maine où une attaque sauvage vient d’avoir lieu au beau milieu d’un lac. Sur place, elle se rend vite compte que les autochtones ne l’aiment pas, elle, petite citadine, mais surtout que le massacre aurait été commis par… un gigantesque crocodile. Aidée par un shérif borné et par un garde forestier, elle peut compter sur l’arrivée d’une de ses connaissances, Hector Cyr, professeur de mythologie, passionné de sauriens. Le savant délirant ne tarde pas à mettre son grain de sel dans l’aventure.

Débutant comme de nombreuses séries B « animalières », Lake Placid laisse entrevoir d’entrée de jeu l’excellent travail de l’équipe concernant les décors et la photographie, Steve Miner se sentant comme un poisson dans l’eau pour filmer les milieux aqueux, paysages qu’il avait déjà largement abordés grâce à ce serial-killer de Jason Vorhees. Profitant de cette qualité visuelle, le cinéaste ne tarde pas à plonger son œuvre dans le grand bain en procédant à un premier massacre mis en scène avec une certaine maestria. S’inspirant de glorieux exemples dans le domaine, Miner parvient à aligner les plans aquatiques bercés par un score anxiogène.

Mais c’est réellement grâce au traitement de ses différents personnages que le métrage parvient à sortir du lot pour s’imposer comme l’une des œuvres majeures du sous-genre. En effet, entre un policier borné et lourdingue et un scientifique excentrique aux répliques savoureuses, Miner parvient à trouver l’équilibre entre une action échevelée et des séquences à l’humour particulièrement tranchant. Recelant des dialogues d’anthologie, l’œuvre ne manque néanmoins pas de verser dans le gore plus qu’à son tour, le maquilleur Toby Lindala laissant entrevoir des capacités qui l’imposeront au fil des années comme un véritable maître du genre. Dès lors, hormis quelques lourdeurs finales totalement compréhensibles (comment clôturer une œuvre aussi délirante de manière moins heureuse ?), Lake Placid s’impose instantanément comme l’un des meilleurs films de crocodiles de l’histoire du cinéma.

Doté d’un petit clin d’œil final assorti d’un score réjouissant, le métrage de Steve Miner aurait pu faire l’objet d’un véritable culte auprès du grand public s’il n’avait été victime d’une réputation erronément calamiteuse. Lake Placid a en tout cas tout d’un must dans son domaine.

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