Critique de film

Labyrinthe

"Labyrinth"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Conte fantastique
  • Année de production : 1986
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jim Henson
  • Pays d'origine : USA, Angleterre
  • Durée : 1h41
  • Scénariste : Jim Henson, Dennis Lee, Terry Jones, Elaine May
  • Musique : Trevor Jones
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : David Bowie, Jennifer Connelly, Toby Froud, Shelley Thompson, Christopher Malcolm, Natalie Finland, Shari Weiser, Brian Henson, Ron Mueck, Rob Mills,...
  • Récompenses : Nominé pour les meilleurs costumes et dans la catégorie meilleur film fantastique aux Saturn Awards 1987
    Nominé pour les meilleurs effets visuels aux BAFTA Awards 1987
    Nominé dans la catégorie Meilleure présentation dramatique aux Hugo Awards 1987

Une toute jeune fille romantique se sentant mal à l'aise dans sa famille s'évade en lisant des contes fantastiques. Son livre favori "le Labyrinthe" lui ouvre une nuit les portes d'un autre monde. Sarah voit son jeune frère, Toby, enlevé par une troupe de lutins aux ordres du séduisant et cruel Jareth. Elle part au secours de l'enfant et pénètre dans le labyrinthe qui mène au palais du ravisseur.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Labyrinthe - Dédale familial
Par : Quentin Meignant




Créateur du Muppet Show, succès télévisé planétaire qui mettait en scène des marionnettes à l’humour caustique, Jim Henson aurait pu se cantonner toute sa vie à la production de son émission dévolue au petit écran. Néanmoins, très ambitieux et imaginatif en diable, le génial créateur produisit et réalisa (en compagnie de Frank Oz) l’excellent The Dark Crystal en 1982, conte fantastique faisant étalage d’un univers artistique extrêmement riche. Fort de cette expérience concluante et de son omnipotence dans le domaine des marionnettes, Henson reproduisit ce schéma en 1986 en donnant naissance à Labyrinth, nouveau métrage à vocation familiale dépeignant un univers imaginaire particulièrement riche. Labyrinthe met en scène Sarah, une jeune fille romantique, qui, se sentant mal à l’aise dans sa famille, s’évade en lisant des contes fantastiques. Son livre favori "Le Labyrinthe" lui ouvre une nuit les portes d’un autre monde. Sarah voit son jeune frère, Toby, enlevé par une troupe de lutins aux ordres du séduisant et cruel Jareth. Elle part au secours de l’enfant et pénètre dans le labyrinthe qui mène au palais du ravisseur.

En choisissant Jennifer Connelly pour le rôle principal, Jim Henson compte faire étalage du savoir scénique d’une jeune fille qui, à peine un an plus tôt, était révélée par Dario Argento et son fabuleux Phenomena. Après une mise en branle plutôt difficile, faite de jérémiades exagérées et de dialogues peu convaincants, l’actrice remplit parfaitement son rôle et donne à l’aventure un caractère familial du simple fait de sa juvénilité et de l’innocence de son physique. Ce caractère enfantin dû à la simple physionomie de l’héroïne est bien entendu intelligemment exacerbé par l’intrigue mise en place par Henson et ses scénaristes (Dennis Lee, Terry Jones et Elaine May) qui, pour l’occasion, donnent naissance à un véritable univers féerique.

L’aventure démarre donc rapidement, faisant fi de toutes les contraintes inhérentes à la modernité du genre et l’ensemble est donc livré tel un récit d’autrefois, regard sur un pan presque oublié de l’histoire du fantastique, celui des fables et des contes. Cet aspect décalé est encore renforcé par l’omniprésence de David Bowie qui, dans son rôle de malfaisant roi des Gobelins, offre l’occasion à au cinéaste de mettre sur pieds une mise en scène originale et, surtout, l’opportunité de surfer sur le thème de la comédie musicale de genre, à l’instar des récentes références de l’époque, The Rocky Horror Picture Show et Forbidden Zone. N’abusant néanmoins pas du statut de star planétaire de Bowie, Henson parvient à le faire plutôt discret au niveau musical (hormis l’un ou l’autre show) pour se consacrer pleinement à une aventure faite de dialogues savoureux et de situations amusantes où le génie marionnettiste du génial créateur se signale à maintes reprises, notamment dans la partie se déroulant avec brio dans la ville des Gobelins.

Véritable OVNI cinématographique, Labyrinthe constitue à ce jour l’un des divertissements fantastico-familiaux les plus intéressants et réussis de l’Histoire. Jim Henson, faisant étalage de son Art de manière permanente et parvenant à jouer de la juvénilité de son héroïne et, plus discrètement, du statut de star de Bowie, signe là une œuvre tout simplement réjouissante.


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