Critique de film

Nuit des morts-vivants 3D (La)

"Night of the Living Dead 3D"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jeff Broadstreet
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h20
  • Scénariste : George A. Romero, John A. Russo (scénar 1968) / Robert Valding
  • Musique : Jason Brandt
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Joshua DesRoches, Brianna Brown, Sid Haig, Johanna Black
  • Récompenses : Aucune

Barb et son frère Johnny sont attaqués par des zombies à un enterrement. Johnny s'échappe en voiture, et Barb trouve refuge dans une ferme assiégée par les morts-vivants.

Les critiques à propos de ce film

Critique de La nuit des morts-vivants 3D - Sans relief
Par : Damien Taymans




Barbara se rend avec son frère Johnny au cimetière et se trouvent surpris de trouver le cimetière aussi vide que la boite crânienne d’un militant nazi. Une surprise qui laisse rapidement place à la trouille quand des macchabées tentent de les attraper. Barb s’enfuit pour échapper à ces zombies affamés et trouve refuge dans une étrange bicoque où l’herbe est plus verte qu’ailleurs...

Une fois la curiosité du système 3D épuisée (assez rapidement puisque les lunettes magenta-cyan fournies ne permettent pas de s’extasier outre-mesure devant ces effets stéréoscopiques foireux), ne reste plus de cette Nuit des morts-vivants qu’un emprunt grossier et insultant au classique romerien. Vidé de sa substance narrative (un thanatopracteur concon joue au démiurge en ressuscitant les morts et en les élevant dans son crematorium comme un vulgaire troupeau), amputé de toute considération philosophique (le protagoniste noir invisible et le microcosme qui l’entourait est substitué par une bande de jeunes fumeurs d’herbe apathiques), le modèle dont cet étron s’inspire ne se résume finalement qu’à une mise en parallèle de l’une ou l’autre scène originelle vaguement retouchée (la visite du cimetière de l’entame) ou par l’entremise d’un écran de télévision même pas LCD dans une baraque d’accros au LSD.

En guise de viatique, un Sid Haig sous-exploité, inoubliable Capitaine spaulding, qui se cantonne à n’être qu’un patronyme sur une affiche et à cabotiner un max pour camper son personnage d’embaumeur branquignole. A ses côtés, une bande de trublions manchots dont les agissements rappellent vaguement ceux des djeunz estourbis dans un certain Scary movie. A la différence près que le présent navet n’en fait pas assez pour toucher au parodique et en fait trop pour soutenir le moindre intérêt. Face à cette populace fébrile, une équipée de créatures zombiesques aux maquillages improbables gesticulent dans le vide et trottent fébrilement pour se saisir de proies consentantes, le tout en retrait des caméras afin de réaliser un ultime bénéfice par rapport à un budget qu’on devine rachitique. Jeff Broadstreet, ancien assistant de plateau du Ghoulies d’Empire pictures, accompagné du néophyte Robert Valding qui officie au scénar’, aux sfx et au montage (rien que ça !), tentent sporadiquement de rehausser l’ensemble en proposant l’une ou l’autre séquence plus sanglante (une gonze à poil en guise de gueuleton, un père qui lutte contre sa progéniture devenue zombie). Rien n’y fait. Le couperet s’affaisse de plus en plus au fil des minutes, attendant de sectionner à vif cette affligeante resucée qui commet l’impudeur de tapir sa médiocrité sous un intitulé impudique.

La nuit des morts-vivants 3D lasse rapidement et entretient chez le spectateur un regard dubitatif sur cet objet proprement inutile se déclarant hommage à la péloche de Romero. Comme réactualisation, mieux vaut opter pour la relecture de Savini, éminemment plus respectueuse et qui offre en pâture un Tony Todd plus attrayant que le clwonesque embaumeur du dimanche dont le rôle fut réécrit à l’aune de son interprète, c’est tout dire !


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