Critique de film

La folle histoire de l'espace

"Spaceballs"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique, Science-fiction
  • Année de production : 1987
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mel Brooks
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h36
  • Budget : 22,7 millions de dollars
  • Scénariste : Mel Brooks, Thomas Meehan, Ronny Graham
  • Musique : John Morris
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  • Bande annonce
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  • Casting : Mel Brooks, Rick Moranis, Bill Pullman, John Candy, Daphne Zuniga, George Wyner
  • Récompenses : Aucune

Lors de ses noces, la belle princesse Vespa, fille du monarque de la planète Druidia, s'enfuit. Son vaisseau spatial est capturé par l'affreux Casque noir, le vassal du méchant président Skroob qui veut s'emparer de l'air pur de Druidia, mais c'est sans compter l'héroïsme de Lone Starr.

Les critiques à propos de ce film

Critique de La folle histoire de l’espace - La folie de Mel Brooks
Par : Damien Taymans


Les maléfiques Spaceballs, dominés par l’affreux président Skroob, ont gaspillé leurs réserves d’air et se trouvent aux portes de l’extinction. La seule issue consiste à se rendre sur la planète voisine de Druida afin de pomper tout leur air (oui rien que ça, bande de vicelards !). Le plan machiavélique échafaudé par Casque noir, capitaine du plus grand vaisseau de la galaxie, est simple : kidnapper la princesse Vespa et exiger le code secret de leur bouclier thermique en guise de rançon. Mais Lone Starr et son fidèle compagnon Burk sont chargés par le roi de Druidia de ramener sa fille chérie au foyer…

La parodie est un genre cinématographique qui a écumé çà et là la mer du septième art. Dernièrement, elle se décline en autant de productions hollywoodiennes indigestes (Super héros movie, Big movie, …) qui ont perdu de leur éclat en ratissant plus large que leurs homologues antérieurs (des railleries sur le monde du showbiz sont incluses au sein de l’intrigue) et en se gagatisant quelque peu (les gags sacralisent les déjections et autres flatulences au détriment de l’humour).

Dans ce contexte, revoir un Mel Brooks quel qu’il soit (même son moyen Dracula, mort et heureux de l’être) procure un effet digne des infusions médicamenteuses de l’abbé Soury. A peine sorti du succès de sa Folle histoire du monde, Brooks, ce génie parodique respectueux des foules et du travail bien fait, décide de parodier un genre qu’il affectionne tout particulièrement surtout depuis la naissance des Star wars : la science-fiction. Désireux de rendre hommage aux œuvres qu’il touche par le truchement d’un humour décalé mais toujours humble, Brooks envoie son scénar à George Lucas qui lui donne son assentiment.

Disposant d’un budget médiocre pour l’entreprise qui est la sienne, Brooks se débrouille comme il peut pour mettre en scène les idées à profusions qui filent dans sa caboche. Elargissant sa ligne d’horizon, le réalisateur du délirant To be or not to be dont il a repris ses deux talentueux co-scénaristes (Meehan et Graham) dépasse le cadre qu’il s’était fixé et, tout en conservant la trame scénaristique qu’il s’était fixée, parsème son œuvre d’allusions cocasses à tout un pan inébranlable du cinéma fantastique. Personnages émanant d’un Star wars cloné avec Le magicien d’Oz, renvois aux Indiana Jones, à la Planète des singes, évocations de la situation géopolitique contemporaine (Je ne sais pas prendre de décisions, je ne suis que président), Brooks n’évite aucune cible et fustige, avec respect, pour mieux provoquer les zygomatiques. Soutenu par un casting affriolant (Rick Moranis, Bill Pullman, Mel Brooks, John Hurt), le métrage est une brillante apologie humoristique du genre science-fictionnel.

Nonobstant quelques gags un peu poussifs et certaines répétitions parfois ennuyeuses, La folle histoire de l’espace procure une bouffée d’air salvatrice pour des générations de pinces-sans-rire affligées par le coma intellectuel qui frappe les parodies américaines actuelles qui sont confinées à la scatologie de bas-étage pour émouvoir des adolescents élevés au grain Vidéo-gag et aux croquettes Jackass.

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