Critique de film

La Fiancée de Re-Animator

"Bride of Re-Animator"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 1990
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Brian Yuzna
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h36
  • Budget : 900 000 dollars
  • Scénariste : Rick Fry, Woody Keith
  • Musique : Richard Band
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  • Bande annonce
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  • Casting : Jeffrey Combs, Bruce Abbott, Claude Earl Jones
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards du Meilleur film d'horreur et du Meilleur acteur (Jeffrey Combs) en 1991

Après leurs méfaits commis dans la ville d'Arkham, le docteur Herbert West et son complice, l'étudiant Dan Cain, se sont réfugiés en Amérique latine. De retour dans leur pays avec un nouveau serum particulièrement perfectionne, ils se proposent de réanimer la fiancée de Dan Cain dont il ne peut oublier la disparition avec le corps d'une jeune femme sur le point de mourir. Le résultat n'est pas tout à fait celui qu'ils attendaient, surtout pour la fiancée...

Les critiques à propos de ce film

Critique de La fiancée de Re-Animator - La femme parfaite
Par : Damien Taymans




Re-Animator fut un immense succès dès sa sortie. Dès lors, une suite est d’emblée annoncée sous le titre Bride of Re-Animator. Seulement, si le projet est bel et bien lancé, le film va tarder à émerger réellement. Il faudra attendre pas moins de cinq longues années avant de voir cette suite sur les écrans. Yuzna a ramé durant toutes ces années pour trouver une boîte de production qui veuille bien financer son film. Les droits du premier film étaient partagés entre deux boîtes de production (dont Empire dont Yuzna ne verra pas le moindre centime des trois productions pour lesquelles il est sous contrat) et, après quelques procès, le réalisateur parvient enfin à être accueilli et à réunir assez de dollars pour créer son film.

Le scénario écrit à l’époque par Dennis Paoli va être taillé et retaillé par Yuzna qui veut faire du métrage une œuvre plus humoristique (ce même humour qui avait quelque peu ennuyé Stuart Gordon dans le premier film). Pour ce faire, il s’accompagne des scénaristes Rick Fry et Woody Keith avec lesquels il a déjà travaillé sur le très fantasmatique Society. Reprenant la même veine humoristique, Yuzna agrémente son métrage d’exagérations en tous genres.

Car Herbert West n’est plus un simple scientifique hanté par l’idée de redonner la vie aux morts. Désormais, grâce à son fameux liquide vert, West redonne vie à des membres détachés et sculpte des œuvres vivantes et répugnantes. Du scientifique, il passe au savant-fou dont le but ultime est de reconstituer un être à partir d’éléments épars appartenant à différents corps repris ci et là. Ainsi le dément West crée-t-il une araignée du type arachnea humana, sorte de bête à huit pattes formée à partir de doigts humains (cette même bête nous livrera une partie de cache-cache inoubliable avec le policier).

Le film est bien le fils de son père puisqu’il possède les mêmes caractéristiques que nombre de réalisations yuzniennes, à savoir une construction évolutive. Malgré un début nébuleux, le métrage tend à se mettre en place dès la demi-heure avant de foncer tête baissée vers un final apocalyptique dont on retrouvera les mêmes bases dans le troisième film de la franchise. Une plongée dans la folie pure et dure dont on ne sort pas indemne.

Mais le réalisateur ne s’arrête pas à nous proposer des scènes rocambolesques sans fondement. Pour agrémenter quelque peu son film et lui donner un caractère encore plus absurde mais construit, Yuzna met en scène des personnages extrêmes qui viendront peu à peu compléter le tableau macabre. Un policier amoureux de son épouse (transformée par West et Cain dans le premier opus), la tête du fameux docteur Hill qui recherche désespérément West et la splendide créature créée par les deux compères qui, même si elle n’écope que d’un rôle minime, apporte son lot d’ennuis dans le final et justifie son rôle-titre. Toutes ces créatures sont bien entendu engendrées par le génie malfaisant de celui qui se veut l’égal de Dieu en termes de création, le génial et sanguinaire docteur West…

Le personnage central et son ami Dan Cain font d’ailleurs un retour assez énigmatique puisque les deux comparses étaient censés être morts dans le premier épisode. Au départ, Yuzna avait tourné une scène pour légitimer ce retour mais cette dernière, jugée trop abracadabrantesque a été supprimée au montage tant elle entachait la qualité finale du métrage.

Le film reste en définitive une bonne séquelle du premier ouvrage dont il n’atteint pas la perfection à cause d’incohérences et d’une mise en scène peu structurée…


Oeuvres liées :

Re-Animator (1985)
Beyond Re-Animator (2003)

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