Critique de film

La Dernière maison sur la gauche

"The Last house on the left"
affiche du film
  • Genre : Thriller, épouvante
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Dennis Iliadis
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
  • Scénariste : Carl Ellsworth & Adam Alleca d’après l’œuvre de Wes Craven
  • Musique : John Murphy
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Monica Potter, Sara Paxton, Tony Goldwyn, Garret Dillahunt, Riki Lindhome,…
  • Récompenses : Corbeau d'argent (BIFFF 2009)

Les Collingwood possèdent une maison isolée, sur les berges d'un paisible lac. C'est là, qu'un soir, leur fille, Mari, et sa copine Paige se font enlever par un psychopathe évadé, Krug, sa compagne Sadie, son frère Francis et son fils, Justin. Laissée pour morte, Mari tente désespérément de contacter ses parents, John et Emma, qui sont sa dernière chance de survie. Elle se réfugie dans une cachette qu'elle croit sûre, mais la bande l'y retrouve, et le cauchemar reprend de plus belle. Sitôt informés du drame, John et Emma Collingwood se rendent sur place, prêts à toutes les extrémités pour sauver Mari. Les tortionnaires de leur fille maudiront à jamais le jour où ils échouèrent dans "La Dernière maison sur la gauche"...

Les critiques à propos de ce film

Critique de La dernière maison sur la gauche - La vengeance est un plat qui se mange froid...et saignant !
Par : Samuel Tubez


Wes Craven (ici accompagné de Sean S. Cunningham) continue de jouir tranquillement de ses succès passés en produisant des remakes à la pelle de ses illustres faits cinématographiques. Avant « A Nightmare on Elm Street 2010 », on reçoit donc à ce jour La dernière maison sur la gauche version 2009. On en attendait pas grand-chose (et même rien du tout à vrai dire) et pourtant, l’œuvre parvient quelque peu à se démarquer de l’univers aseptisé du remake sans couille et sans imagination du tout-venant hollywoodien.

Deux adolescentes sont kidnappées, violées et tuées par un gang de voyous. A la suite de divers évènements, les tueurs trouvent involontairement refuge chez les parents de l’une des victimes. Lorsque les hôtes se rendent compte à qui ils ont affaire, ils décident de faire payer très cher aux tortionnaires leurs actes meurtriers.

Le coup de l’arroseur arrosé, ici appliqué au « rape and revenge », ça possède toujours autant son petit charme ironique. A l’époque (1972, les débuts de Wes Craven dans le cinéma d’épouvante), La dernière maison sur la gauche parvenait avec une tonalité crue et ses situations extrêmes à créer un véritable malaise auprès des spectateurs ébahis par tant de cruauté. Aujourd’hui, beaucoup de tabous sont tombés et il est dès lors plus difficile de traumatiser l’audience. Reprenant à peu de chose près la trame de l’original (l’une ou l’autre liberté risquent toutefois de peut être secouer les connaisseurs), cette version 2009 affiche une brutalité telle qu’elle redonne foi en l’horreur hollywoodienne et à ses sempiternels remakes. Dennis Iliadis (Hardcore) livre ici un film osé (même si un poil en dessous de la cruauté affichée par la version Craven), totalement dénué d’humour et qui possède en outre une mise en scène réellement inspirée. Ainsi, une scène de viol s’avère relativement insoutenable et l’instant où l’une des victimes prend la fuite renferme une grande poésie (si, si). En outre, l’interprétation est de manière générale à la hauteur, ce qui rend l’ensemble franchement convaincant et prenant. Non vraiment, cette Dernière maison sur la gauche est une bonne petite surprise !

Voilà un remake qui, en respectant la trame et le ton de son modèle, s’avère tout à fait honorable. Brutal et totalement dénué d’humour, La dernière maison sur la gauche est l’un de ses films sans aucun compromis qu’on aimerait voir plus souvent sortir des studios hollywoodiens. Comme quoi, il y a encore de l’espoir, les amis !


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