Critique de film

La Créature du marais

"Swamp Thing"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Monstres
  • Année de production : 1982
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Wes Craven
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h31
  • Budget : 3 millions de dollars
  • Scénariste : Wes Craven (scénario) / Len Wein, Bernie Wrightson (comic)
  • Musique : Harry Manfredini
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  • Bande annonce
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  • Casting : Louis Jourdan, Adrienne Barbeau, Ray Wise, David Hess, Nicholas Worth
  • Récompenses : Nominé au Saturn Award du Meilleur film d'horreur en 1983

Dans les sombres marécages de la Louisiane, le scientifique Alec Holland, assisté d'Alice Cable, une agent du gouvernement, a mis au point une cellule végétale révolutionnaire, dotée de l'intelligence et l'instinct de survie d'un animal.Une découverte capitale,capable d'éradiquer la famine de la planète.Mais leur ennemi juré, le sinistre Arcane, cherchant à s'emparer du sérum, saccagele laboratoire, kidnappe Alice et déverse sur Alec des fioles de son produit.Alec Holland commence à se transformer en une créature mi-homme, mi-végétal, animée par une soif de vengeance destructrice....

Les critiques à propos de ce film

Critique de La créature du marais - Le monstre est vivant
Par : Damien Taymans




Après avoir signé quatre slashers coup sur coup, Wes Craven change soudainement de cap pour s’adonner à la transposition sur grand écran d’un comic book intitulé Swamp Thing. Deux ans avant la naissance de son croque-mitaine Freddy Krueger, le cinéaste construit son premier film de monstre en mettant en scène cette masse gluante appelée créature du marais.

Dans les marécages de Louisiane, le professeur Alan Moore vient de créer une révolution biologique en mettant au point un hybride végétal doté d’intelligence. Heureux de son miracle qui permettra certainement de stopper la fin dans le monde (et les capitalistes vont devenir quoi avec tout ça ?), le doc exulte de joie avant de se faire piquer sa formule par son ennemi juré, le pathétique et vraiment très vilain Arcane. Heureusement, Moore parvient à lui échapper en se jetant corps et âme dans les marais non sans avoir été préalablement exposé au produit miracle… Une nouvelle créature, sorte de gloubi-boulga verdâtre, voit le jour.

Tourné dans les marais de Charleston en Caroline du Sud pour un budget minimaliste de 3 millions de dollars, La créature du marais est un essai peu convaincant de retour aux sources des films de monstres du cinéma bis des années 50. Doté d’effets spéciaux ridicules (la magnifique combinaison caoutchouteuse du monstre du marais et le déguisement au rabais de son ennemi), le métrage cravenien ne rend aucunement hommage à la série de bandes dessinées dont la paternité revient à Len Wein et Berni Wrighton avant qu’elle ne connaisse un renouveau sous la plume d’Alan Moore.

Au contraire, l’œuvre s’embourbe lentement mais sûrement en accumulant tous les écueils propres au genre auquel il entend proclamer des louanges. Personnages archétypaux à souhait (le gentil scientifique et le méchant voleur de formule), dialogues inconsistants, intrigue convenue, La créature du marais n’évite aucune boulette et sombre peu à peu dans les sables mouvants des marécages omniprésents.

Outre sa peinture manichéenne simpliste (le bien représente la nature pure tandis que le mal est symbolisé par Arcane, fléau représentatif de la société pervertie), le métrage n’a rien d’original à proposer. D’autant que le dernier tiers de l’œuvre s’assimile à une énorme course-poursuite sans rebondissements d’un chiant abyssal (pièges tendus, capture, évasion, pièges tendus, capture, …).

Graphiquement rébarbative (même le pathétique Man-thing fait mieux), scénaristiquement peu attractive, La créature du marais se situe à des années-lumière des comics dont il s’inspire en éludant le côté récréatif. Une série B qui transpire le sérieux alors que sa suite officieuse abordera son sujet avec un autre ton et nettement plus de réussite…

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