Critique de film

La Cabane dans les bois

"The cabin in the woods"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Drew Goddard
  • Pays d'origine : USA, Australie, Canada
  • Scénariste : Drew Goddard, Joss Whedon
  • Musique : David Julyan
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jesse Williams, Richard Jenkins, Bradley Whitford, Chris Hemsworth, Kristen Connolly, Anna Hutchison, Brian J. White
  • Récompenses : --

Une version singulière de la traditionnelle cabane perdue dans les bois

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Cabane dans les bois - Horror All-stars
Par : Samuel Tubez








Après avoir parfaitement rempli son cahier de charges super héroïque avec les Avengers, Joss Whedon reste plus que jamais d’actualité avec La Cabane dans les bois (où il officie en tant que scénariste et producteur), ce fameux film d’horreur « méta » qui compte bien nous la jouer petit malin pour nous laisser bouche-bée à la sortie de la salle.

Tout commence dans une bonne vieille casserole : une blonde un peu coconne (Anna Underbelly Hutchinson), un sportif pas très fute-fute non plus (Chris Thor Hemsworth), un intello (Jesse Grey’s Anatomy Williams), une vierge effarouchée (Kristen As the World Turns Connolly) et un fumeur de joints (Fran Dollhouse Kranz) vont passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois où ils seront les victimes d’une menace surnaturelle les décimant un à un.

Ça vous dit quelque chose ? Normal, La Cabane dans les bois contient tous les stéréotypes du film d’horreur et empile les références (Evil Dead en tête) pour mieux les contourner lors d’un twist final aussi jouissif que prévisible. En effet, si la surprise dont il est question est perçue très tôt (les savoureux dialogues entre les deux scientifiques qui tirent les ficelles nous vendent rapidement la mèche), elle n’en gâche pas pour autant le plaisir perçu lors des évènements survenant dans cette démentielle cabane finalement pas comme les autres. En nous plongeant dans une ambiance de grand complot et de manipulation médiatisée, son réalisateur et co-scénariste Drew Goddard (responsable des scripts de Lost, Alias et Cloverfield, un malin, donc), pousse la réflexion sur le genre horrifique mais, loin de vouloir se la jouer trop sérieux, n’en oublie pas d’adopter un ton humoristique, parsemant de bout en bout le film d’une bonne dose de cynisme. Du coup, La Cabane dans les bois est au final bien plus drôle et fun que véritablement effrayant, n’hésitant cependant pas une seconde à verser dans le gore assumé. Intelligent et respectueux à 200 %, le métrage est ainsi un incroyable hommage aux films d’horreur des années 80-90 qui assume pleinement son concept improbable, allant jusqu’au bout de celui-ci pour le plus grand plaisir des amoureux du genre qui devraient particulièrement se régaler lors d’un final dantesque dont on reparlera encore dans plusieurs années. On ne voudrait évidemment pas gâcher le plaisir en dévoilant trop de choses, mais pour être tout à fait honnête, il est de notre tâche de vous prévenir que le film n’est pas exempt de défauts (attention ici commencent de sérieux SPOILERS). En effet, le divertissement proposé est très inégal (la première partie souffre parfois de son trop plein de stéréotypes, les sfx sont parfois grossiers lors de la monstrueuse débauche finale) et n’est en définitive pas si original que cela, puisqu’il ne fait que recycler, voire tout simplement regrouper, dans une espèce de mix entre le Cube de Vincenzo Natali et le Waxwork d’Anthony Hickox, un bestiaire que les initiés connaissent sur le bout des doigts. Rien de littéralement innovant en somme, mais l’utilisation qui en est fait est suffisamment maîtrisée et assumée pour emporter l’adhésion des fantasticophiles avertis qui devraient prendre leur pied devant ce spectacle total, sorte de film de monstres ultime.

Inégal, fun, malin, jusqu’au-boutiste, saignant, généreux et ultra-référentiel (parfois même jusqu’à en perdre sa propre identité), Cabin in the Woods débouche sur une formidable orgie horrifique. Une excellente série B aux succulents relents 80/90’s qui n’est pas sans nous rappeler la saveur d’un Waxwork et de sa suite, Perdu dans le temps, encore plus déjantée.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage