Critique de film

La 5ème vague

"The 5th Wave"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Aventure
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h52
  • Musique : Henry Jackman
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Les critiques à propos de ce film

Critique de La 5ème vague
Par : Jonathan Chevrier

Les franchises Twilight et Harry Potter ne sont plus présentes dans le paysage du septième art actuel, quoique pour le second, sa résurrection est plus ou moins, actuellement en route. Du coup, depuis quelques années, le jeu à la mode à Hollywood et auquel toutes les grosses majors - ou presque -, s’adonnent en se tirant salement la bourre, c’est le jeu du "qui c’est qui leur trouvera un successeur littéraire solide et franchisable", capable de faire plier le box-office et d’autant faire pleuvoir les billets verts.

Mis à part Lionsgate et son pari fructueux Hunger Games ainsi que Summit (associé à Lionsgate toujours...) avec Divergente, le constat est sans appel : toutes les majors se sont méchamment vautrées. Aucune n’a réussi à trouver sa nouvelle poule aux œufs d’or et pire même, le cinéma fantastique pour ados boutonneux commence sérieusement à entamer son déclin, mort qu’il s’est auto-infligé en répétant inlassablement son recyclage abusif du peu d’idées originales qu’il a pu avoir sous la main. Dommage, car quelques-unes d’entre elles (La Stratégie Ender, Le Labyrinthe premier du nom) s’étaient avéré être de belles surprises, d’honnêtes et plaisants divertissements pour ados.

Nouvelle adaptation à entrer dans l’arène des salles obscures mondiales, La 5ème Vague, mise en image du premier tome d’une trilogie de romans SF à succès signés Rick Yancey. En tête d’affiche, on retrouve la so cute Chloé Grace Moretz en vedette, la fameuse Hit Girl de Kick Ass qui a bien grandi depuis, mais dont les récents choix artistiques (Carrie - La Revanche, My Movie Project, Girls Only, Si Je Reste ou encore Dark Places) sont de plus en plus discutables.La mise en boîte est assurée par le talentueux J. Blakeson (La Disparition d’Alice Creed) et louche autant sur la série de la CW The 100 que sur Twilight, Les Âmes Vagabondes ou encore The Walking Dead.

The 5th Wave en v.o suit l’histoire d’une planète Terre occupé par une une invasion extraterrestre à la stratégie aussi terrible qu’efficace : ils attaquent par vagues violentes. Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont aisément décimé la presque totalité du monde. Terrifiée, se méfiant de tout, la jeune Cassie Sullivan est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère.
Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Durement savaté au box-office US au moment de sa sortie, La 5ème Vague, aux intentions pourtant fort louables (servir de machine pour gonfler le star power de la Chloé tout autant que d’offrir un teen movie apocalyptique décent à nos ados boutonneux), enquille les clichés et les mauvais points avec une frénésie frisant l’indécence. Pourtant, sur le papier, l’adaptation du premier tome de ce phénomène littéraire - enfin, on se comprend hein -, avait tout en elle pour faire mouiller l’adolescente pré-pubère de base même si cette mayonnaise un brin tournée, avait déjà été servie des milliers de fois en salles. Pompant de ci et de là dans les œuvres phares du genre, le film de J. Blakeson est d’une naïveté confondante avec son propos faussement subversif (ça pointe du doigt comme un aveugle manchot la politique totalitaire américaine, la guerre et les enfants soldats, l’avancement technologique, notre dépendance aux réseaux sociaux,..) et son triangle amoureux aussi pathétique (voire plus) que celui de Twilight. Dans son malheur, La 5ème Vague n’est même pas soutenu par sa réalisation - impersonnel et plate au possible -, et encore moins par un casting en complet roue libre, d’une Chloé Grace Moretz globalement convaincante à un Liev Schreiber qui se demande bien ce qu’il est venu foutre ici - idem pour la toujours aussi belle Maria Bello.

Ajoutez à ça des décors grisâtres à souhait, des effets spéciaux assez dégueulasses et un montage auquel on aurait dû tailler un bon bout de gras (ça frôle les deux heures de métrage), et vous aurez compris que cette énième adaptation d’un bouquin pour ados trop facilement influençables, est bien à ranger du côté de The Mortal Instrument et Les Âmes Vagabondes, plutôt qu’aux côtés de La Stratégie Ender ou même Hunger Games...


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