Critique de film

L'Etrange Noël de Mr Jack

"The Nightmare before Christmas"
affiche du film
  • Genre : animation
  • Année de production : 1993
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Henry Selick
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h15
  • Budget : 18 millions de dollars
  • Scénariste : Caroline Thompson et Michael McDowell d’après une histoire de Tim Burton
  • Musique : Danny Elfman
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  • Bande annonce
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  • Casting : Danny Elfman, Chris Sarandon, Catherine O’Hara, William Hickey, Paul Reubens
  • Récompenses : Saturn Award pour meilleure musique et meilleur film fantaisiste

L'histoire de Jack Skellington, le roi des citrouilles de la ville Halloween, qui découvre un beau jour la ville de Noël et décide illico de célébrer lui-même cette fête étrange.

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’étrange Noël de Mr Jack - L’animation dans toute sa splendeur
Par : Samuel Tubez






Alors qu’il travaillait encore pour Disney sur Rox et Rouky et Taram et le chaudron magique, Tim Burton griffonnait déjà auprès de récits contant la rencontre d’Halloween et de Noël les personnages de Jack et Sally. Tel est le prologue de cette fabuleuse aventure et du merveilleux film qu’est devenu L’étrange Noël de Mr Jack.

Au Pays d’Halloween, Jack Skellington est le roi. Grand manitou des fêtes obscures et des maléfices, tout le monde dans cette cité le vénère. Mais Jack en a marre de cette routine. Lors d’un coup de déprime, il découvre une ville aux couleurs chatoyantes où tout le monde semble heureux. C’est le pays du Père Noël. Mais qu’est-ce que cela veut bien dire ? Jack va tenter de comprendre ce nouveau monde et va même prendre la place du gros barbu afin de distribuer ses propres cadeaux. Mais les choses ne tournent pas comme Jack le voudrait…

La première fois que j’ai découvert L’étrange Noël de Mr Jack, c’était lors de sa sortie au ciné. M’y rendant surtout par curiosité, je suis ressorti de la salle déçu, mais néanmoins conscient que j’avais vu là quelque chose d’unique. Je n’étais vraisemblablement pas encore prêt. Des années plus tard, quand j’ai revu le film, j’en suis tombé amoureux. Ma vision du cinéma avait alors changé. Je me suis rendu compte à quel point ce film était minutieusement animé et à quel point il regorgeait de détails ahurissants. En plus d’être le premier long métrage entièrement réalisé en stop motion, L’étrange Noël de Mr Jack est un film d’animation au design à la fois enchanteur et macabre. Rien de surprenant puisque toute la direction artistique est le fruit de l’épatante imagination de Tim Burton. Mais sans Henry Selick (qui a réalisé par la suite James et la pêche géante) à la réalisation et la tonne d’animateur qui ont travaillé sur ce projet, rien n’aurait été possible. Et rien ne serait pareil sans la musique et les chansons du fidèle compositeur de Burton, j’ai nommé le virtuose Danny Elfman. Ce dernier a écrit et interprété (la voix de Jack lorsqu’il chante, c’est lui) des chants absolument géniaux bercés par une musique tout simplement magnifique.

Amateurs d’animation, admirateurs de l’univers de Tim Burton et collectionneurs de féeries, vous devez, si ce n’est pas déjà fait, vous procurer le dvd de L’étrange Noël de Mr Jack ! (la première édition fait l’affaire, pas la peine de ressortir les biftons pour la nouvelle qui vient de sortir) Ce formidable objet comprenant l’un des plus extraordinaires films d’animation de tous les temps, contient également une foule de suppléments très intéressants dont les deux premiers films de Burton : le sympathique Frankenweenie et surtout l’excellentissime Vincent. Ce court métrage est un pur joyau où la personnalité unique du réalisateur d’Edward aux mains d’argent explose. De plus, il s’agit d’un vibrant hommage sous forme de poème au grand Vincent Price dont l’acteur lui-même fait la lecture. Indispensable !

Artistiquement irréprochable, L’étrange Noël de Mr Jack est un film encore très adulé de nos jours. Les noces funèbres a tenté de reproduire un tel succès mais, si ce dernier n’en demeure pas moins techniquement impeccable, la magie n’était plus au rendez-vous. La preuve évidente qu’un miracle cinématographique est quelque chose de très précieux et de difficilement réitérable ? Probablement.


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