Critique de film

L'Elue

"Bless the child"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Pouvoirs paranormaux
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Chuck Russel
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h47
  • Budget : 40 millions de Dollars
  • Scénariste : Cathy Cash Spellman, Thomas Rickman, Clifford Green, Ellen Green
  • Musique : Christopher Young
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Kim Basinger, Jimmy Smits, Holliston Coleman, Rufus Sewell, Angela Bettis, Christina Ricci
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards 2001 comme Meilleure Performance d'une Jeune Actrice (Holliston Coleman)
    Meilleure Actrice de Second Rôle (Christina Ricci) aux Blockbuster Entertainment Awards 2001
    Nominé comme Meilleure Actrice (Kim Basinger) aux Blockbuster Entertainment Awards 2001
    Nominé comme pire actrice (Kim Basinger) aux Razzie Awards 2001
    Nominé comme Meilleure Performance d'une Actrice de moins de 10 ans (Holliston Coleman) aux Young Artist Awards 2001

Apres des années d'absence, une veille de Noël, Maggie O'Connor voit ressurgir sa jeune soeur, Jenny, qui a sombré dans la drogue et vient de mettre au monde une adorable petite fille, Cody. Presque aussitôt, elle disparaît à nouveau, abandonnant l'enfant. Les années passent et Maggie s'occupe de Cody comme une mère. Entre son travail à l'hôpital et l'autisme de la petite fille, elle a réorganisé sa vie. Dans son école spécialisée, ceux qui n'ont pas remarqué que Cody était différente l'ont cependant ressenti. A son contact, d'inexplicables phénomènes vont se produire.

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’élue - Très peu de fantastique...
Par : Quentin Meignant


L’élue est un blockbuster conçu par la Paramount qui voulait en faire son grand succès de l’an 2000. Pour ce faire, Chuck Russell, réalisateur de Freddy 3 et du plutôt ridicule The Blob, fut engagé ainsi qu’un casting très conséquent ! Jugez-en par vous-même : Kim Basinger, Christina Ricci, Angela Bettis (Toolbax Murder, May), autant de grands noms prouvant la détermination de la société de production à imposer son film aux yeux du grand public !

Hélas, comme bien souvent dans les productions hollywoodiennes, grands noms ne riment pas spécialement avec grande qualité ! Le film sombre très vite dans un ennui que rien ne viendra redresser, pas même ce casting somptueux. Pourtant, nos héroïnes nous offrent une prestation d’ensemble de très grandes qualités avec tous les ingrédients nécessaires à…. un bon mélo !

Kim Basinger est excessivement émouvante avec un personnage de mère bafouée bien plus authentique que celle qu’elle avait joué dans 8 Mile. Elle donne une autre dimension, bien plus psychologique, au personnage grâce à son grand charisme. Christina Ricci a trouvé, en la personne d’une droguée complètement paumée, une personnalité qui lui va comme un gant. Ce duo de choc est appuyé par un diabolique Rufus Sewell, mauvais pendant d’une vision scénaristique bien trop manichéenne. On ne peut pourtant que vanter les mérites de cet acteur méconnu ! Enfin, la petite Holliston Coleman offre une merveilleuse prestation empreinte d’une certaine délicatesse, ce qui colle magnifiquement à tout le manichéisme cité plus haut.

Hormis ces qualités artistiques, le film est à oublier presque dans son ensemble. On devine que le roman de Cathy Cash Spellman, qui a servi d’idée de base, est une œuvre de très bonne qualité, mais l’adaptation qu’a choisi d’en faire l’équipe de scénaristes est particulièrement vide de sens. Là où Richard Donner, avec The Omen, avait réussi à transmettre un message apocalyptique au travers de la Bible, Chuck Russell nous donne juste à voir une multitude de scènes qui ne collent même pas avec le sujet de départ.

Les fans de cinéma de genre seront affreusement déçus par une œuvre qui comporte bien plus d’éléments du policier que d’éléments du fantastique. L’ensemble reste d’un plat rarement égalé et en aucun moment nous ne ressentons une quelconque angoisse. Il est dommage de constater qu’une production qui a coûté 40 millions de dollars US n’est pas capable de donner un peu d’action ou de frissons aux spectateurs.

Le fantastique intervient seulement en deux séquences plutôt courtes et procure néanmoins son lot de satisfactions. Lors de la scène de l’église, la magie envoûtante qui émane de la petite fille a de quoi troubler n’importe qui et est admirable par la poésie des bougies qui s’allument et qui s’éteignent. Ensuite, la scène où Cody joue la vie du clochard est particulièrement poignante et toute l’humanité de cette petite autiste filtre au travers d’images savamment filmées.

La question est donc de savoir pour quelle raison Russell n’a pas introduit plus de fantastique dans son œuvre. Au vu des moyens dont il disposait et de la qualité de ces scènes, c’est une très grande déconvenue qui coûte très cher au film.

Bref, un film qui se laissera voir par une petite partie du grand public mais que les fans de cinéma de genre abhorreront. Un résultat pitoyable pour les moyens déployés. La sympathie éprouvée envers le casting ne suffit pas à sauver un métrage plat qui n’aura marqué aucun esprit !

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage