Critique de film

L'Attaque des sangsues géantes

"Attack of the Giant Leeches"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1959
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Bernard L. Kowalski
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h02
  • Scénariste : Leo Gordon
  • Musique : Alexander Lazslo
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ken Clark, Yvette Vickers, Jan Shepard, Michael Emmet, Tyler McVey
  • Récompenses : Aucune

Lorsqu'un braconnier est retrouvé dans le marais à demi-inconscient et recouvert de marques de ventouses géantes sur tout le corps, personne ne prête attention à ces fabulations. Mais quand Liz, la femme du barman, disparait aisni que d'autres personnes sans laisser de traces, les habitants du bayou sont terrifiés. La rumeur qui raconte qu'une bande de sangsues géantes hanterait les forêts du maris, serait-elle vraie ?...

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’attaque des sangsues géantes - Craignos monsters
Par : Damien Taymans




Deux ans après L’attaque des crabes géants réalisé par Roger Corman himself, le pape du bis produit avec son frère Gene L’attaque des sangsues géantes, variation originale de la thématique de l’épisode de 1957. Craignos monsters patentés, les sangsues incombent au jeune réalisateur Bernard L. Kowalski qui s’attèlera ensuite à des séries télévisuelles populaires telles que Columbo (Peter Falk et son cigare), Chips (les deux flics au paprika) ou encore K2000 (ah, Hasselhoff et sa splendide bagnole qui parle).

Un braconnier narre ses aventures à sa bande de potes alcolos : il vient de dégommer une bête immense qui tentait de l’approcher. Les copains, plus poivrots que le narrateur, l’accusent d’avoir abusé de la gnôle. Pourtant, au fur et à mesure, les disparitions se multiplient sur les abords du marécage. Le ranger Steve Benton, fervent défenseur de la nature, doit faire face à un danger de plus en plus présent tout en tenant compte des rumeurs qui se répandent…

Bien entendu, comme dans tout bon Craignos monster, les apparitions des monstres en tête d’affiche restent l’attrait principal du film. Après les crustacés mécanisés du sieur Corman, place aux suceurs… de sang anthropomorphes. Du plus bel acabit (d’énormes sacs à cadavres gigoteurs), les dits monstres hantent les marais à la recherche de sang frais à sucer. Du coup, les créatures font le plein d’humains (de la même manière que nous chez Esso, enfin, avant la flambée du prix du baril), les attirent au fond du marais pour les emmener bien tranquillement dans une grotte dérobée. Dans leur repaire, elles n’hésitent pas à faire à leurs victimes des mamours à coups de lèches très affectueuses et de suçons chaleureux.

Le sceptique ranger Benton a bien du souci à se faire. D’abord parce qu’il doit faire face à ces disparitions interminables. Ensuite, parce que malgré les dizaines de preuves et explications qu’on lui met sous le nez, le bougre n’est toujours pas capable d’accepter que oui, effectivement, y a des trucs pas très nets qui se trament dans les marais qu’il est censé protéger. Les multiples enlèvements, les traces de succion d’une des victimes, les dires du braconnier, l’extinction des crocodiles, les explications pseudo-scientifiques du docteur Greyson auront finalement le dessus sur l’attitude dubitative du ranger. Du coup, après 45 minutes de métrage (qui n’en fait que 62), les choses s’accélèrent enfin et, deux ou trois bâtons de dynamite plus tard, les soupçons trouvent une explication logique. Comme toute bonne œuvre science-fictionnelle qui se respecte, L’attaque des sangsues géantes ne manque pas de fournir une théorie pragmatique pour expliquer la mutation de ces sympathiques petites créatures hématophiles, une théorie qui s’enracine dans les essais nucléaires de la base de lancement de Cap Canaveral (encore ces trous du cul de la NASA !).

Œuvre lacunaire aux personnages archétypaux et à l’intrigue débilissime, L’attaque des sangsues géantes offre juste un dépaysement naïf sur un thème en pleine ascension à l’époque : les monstres atomiquement modifiés qui se vengent des méchants humains destructeurs de la nature. Seule compensation : les maris adultères y trouveront une excuse lambda supplémentaire pour légitimer les traces laissées dans leur cou par les tigresses en chef qu’ils viennent de vénérer dans une chambre d’hôtel payée à l’heure (la chambre !).

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