Critique de film

Krampus

"Krampus"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Epouvante
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h38
  • Budget : 15 millions de dollars
  • Musique : Douglas Pipes
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Quand Max voit sa famille peu exemplaire se disputer à l'approche de Noël, le garçon décide d'ignorer la célébration, sans se rendre compte que ce manquement à la tradition va provoquer les foudres de Krampus, un démon ancestral bien décidé à punir les réfractaires. La situation tourne en enfer quand les figures de Noël prennent monstrueusement vie, lançant l'assaut sur la maison de Max et forçant les membres de sa famille à s'entraider s'ils espèrent sauver leur peau.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Krampus - La course aux jouets démoniaques
Par : Samuel Tubez




Alors que son Trick ‘r Treat nous plongeait dans l’ambiance farceuse et sanglante d’Halloween par le biais d’un film à sketches diablement efficace, Michael Dougherty nous invite désormais à retrouver le véritable esprit de Noël dans un conte hivernal horrifique qui trouve ses origines dans le folklore germanique.

Brimé lors d’un repas de famille à l’approche des sacro saintes fêtes de fin d’année, un garçon déchire sa lettre destinée au Père-Noël, dégouté par l’agissement de membres de sa famille particulièrement lourdauds. Sans le savoir, il réveille alors le Krampus, une créature ancestrale cousine du Père-fouettard qui lance sur le foyer une ribambelle de jouets possédés et autres créatures démoniaques. De quoi réveiller l’esprit de partage et d’entraide propres à Noël dans cette famille en berne ?

Débutant son film sur le ton de l’humour noir et de l’ironie, notamment par le biais d’une introduction nous montrant la surconsommation dans les grands magasins durant la période des fêtes, Michael Dougherty choisit indéniablement la voie de la farce macabre. Plutôt drôle et mordant dans ses première minutes où il nous décrit les membres d’une famille dysfonctionnelle, le réalisateur manque hélas cruellement de férocité lorsque l’horreur surgit dans son récit. Peu attachants ou issus d’archétypes, les personnages n’en prennent pas véritablement pour leur grade et le jeu de massacre n’a jamais vraiment lieu. Dommage pour ce film d’horreur « à l’ancienne » (on pense aux productions des années 80-90 type Dolls) qui, déjà peu servi par un script banal et prévisible, affiche en sus un bestiaire grotesque, capable de faire pâlir de jalousie n’importe quelle zèderie issue de l’écurie Charles Band. Des bonshommes en pain d’épice maniant le couteau, un clown glouton, des nains arborant des masques de farces et attrapes,…même le Krampus en titre n’a pas droit au traitement de faveur, se voyant affublé d’un masque à l’expression figée (yeux, narines, bouche : rien ne bouge !). On a croisé plus impressionnant dans des maisons hantées de fête foraine ! Peu inspirée, la mise en scène de Dougherty ne sert que de cache-misère à ces effets, chaque scène d’action étant balayée par une caméra très agitée ne sachant quelle focale choisir. Ajoutons un paquet d’incohérences, une photo dégueulasse et un jeune héros peu attachant et nous obtenons là une bouillie infecte même pas digne de trôner sur la table de réveillon de la famille Addams ! Vu que l’on aimait bien Trick ‘r Treat et que Dougherty est le pote de Bryan Singer (il a notamment participé aux scénarios de X-Men 2, Superman Returns et du futur X-Men : Apocalypse), ce Krampus est une sacrée déconvenue. Faut croire que la nuit d’Halloween lui était bien plus inspirante que la magie de Noël.

Entre une intro prometteuse et un épilogue digne des Contes de la crypte, il n’y a rien de croustillant à se mettre sous la dent au sein de ce Krampus faussement corrosif. Le conte macabre et féroce est très loin et l’on n’est pas prêt de cauchemarder le soir de Noël en se remémorant ce titre. Par contre, voir débarquer dans son Home Sweet Home son beau-frère accompagné de ses chiards incontrôlables et de la tante alcoolique, ça, c’est véritablement l’enfer !


Concours

Sondage