Critique de film

Kiss of the Damned

"Kiss of the Damned"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h36
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Deux ravissantes sœurs vampires vivent séparément dans une immense maison d'été dans le Connecticut. L'une d'elles a une liaison avec un scénariste qui souhaite la rejoindre dans l'immortalité. Cependant, l'autre sœur débarque dans leur existence et chamboule tout. Sa présence maléfique va anéantir peu à peu leur couple.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Kiss of the damned - Suck my kiss
Par : Samuel Tubez




Virée éromantique (contraction d’érotique et de romantique, spécialement créée pour l’occasion) au pays des vampires nantis par la fille de John Cassavetes, Alexandra (qui a adopté le pseudo « Xan », qui fait plus hype). En scène les beaux suceurs bobos !

Deux sœurs vampires sexy (Roxanne « Rubber » Mesquida et Josephine de la Baume, vue dans La princesse de Montpensier et…Johnny English reborn !), un scénariste bellâtre tout juste converti au vampirisme, une élite de suceurs de sang synthétique, une romance troublée, du magnétisme animal et quelques suçons sauvages forment le lot de ce métrage entouré d’une aura sensuelle pourtant fort prégnante. Las, le film de Xan Cassavetes (auparavant actrice dans le Love Streams du père et l’Alpha Dog du frangin) peine à réellement émoustiller nos sens à cause d’un script lorgnant vers une romance à peine crédible servi par des acteurs peu charismatique (si ce n’est sous les vêtements). Ainsi, on comprend aisément l’attirance physique immédiate du personnage masculin joué par Milo Ventimiglia (Blindés, The Divide) envers la vampire Djuna (un soir, un bar, un scotch et hop, au pieu !) mais de là à se convertir sans rechigner au vampirisme au bout de 10 minutes, on a du mal à adhérer ! S’ensuivent des considérations pompeuses sur la condition de vampires mal dans leur peau qui n’ont plus sucé depuis des lustres (représenté pour l’essentiel par une Anna Mouglalis sous morphine), d’insignifiants bouleversements de vie de couple (perturbé par la sœurette qui interpose son cul partout) et des scènes nocturnes où cette même frangine arpente les soirées pour sucer du naturel. Précédemment scénariste sur l’un des segments de New York, I love you, la réalisatrice ne parvient pas à sortir des idées convenues, transformant son Kiss of the damned en romance partiellement charnelle pour le moins lassante. On sauvera une atmosphère rétro parfois enivrante et une photo relativement soignée même si le tout lorgne vers une esthétique arty virant au prétentieux. Un ratage global, donc, pour cette « fille de » qui aurait mieux fait de ne pas mettre les pieds dans le cinéma fantastique pour rester dans ses amourettes de pacotille.

Romantisme à deux balles, érotisme peu aguichant, vampires bourges insupportables, esthétique arty prétentieuse,…. Avec son Kiss of the damned mouillé, la fille Cassavetes n’arrive guère à nous exciter.


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