Critique de film

Kick-Ass 2

"Kick-Ass 2"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Action
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Angleterre
  • Durée : 1h43
  • Budget : 28 millions de dollars
  • Musique : Henry Jackman, Matthew Margeson
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Kick-Ass, Hit Girl et Red Mist reviennent pour la suite du succès de 2010 avec Kick-Ass 2. Après que le courage fou de Kick-Ass (Aaron Taylor-Johnson) a inspiré une nouvelle vague de justicier amateurs, conduits par le Colonel Stars and Stripes (Jim Carrey), nos héros les rejoignent lors de patrouilles. Lorsque ces super-héros amateurs sont chassés par Red Mist (Christopher Mintz-Plasse) - ressuscité sous le nom de The Mother Fucker – seule Hit Girl (Chloë Grace Morentz) peut éviter leur annihilation. Lorsque nous avons vu pour la dernière fois le jeune justicier Kick-Ass et l’assassin junior Hit Girl ils tentaient de vivre comme des ados normaux sous les noms de Dave et Mindy. Avec la fin du lycée qui arrive, et incertains à propos de quoi faire, Dave décide de commencer la première équipe de super-héros du monde avec Mindy. Malheureusement, quand Mindy est surprise dans son costume de Hit Girl, elle est contrainte de prendre sa retraite ce qui l’oblige à affronter les méchantes filles du lycée toute seule. Avec personne d’autre vers qui se tourner, Dave rejoint Justice Forever, dirigé par un ancien mafieux revenu sous le nom de Colonel Stars and Stripes. Au moment où ils commencent réellement à faire une différence dans la rue, le premier super-vilain du monde, The Mother Fucker rassemble sa propre équipe de méchants et met en place un plan pour faire payer Kick-Ass et Hit Girl pour ce qu’ils ont fait à son père. Mais il n’y a qu’un seul problème à son plan : Si tu t’attaques à un membre de Justice Forever, tu t’attaques à tous…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Kick-Ass 2 - Bad(Kick)Ass
Par : Quentin Meignant


Fort d’une exploitation à 100 millions de dollars pour une mise de départ de 30 millions, Kick-Ass était devenu, voici quelques années, l’une des oeuvres les plus rentables d’Universal Pictures. C’est donc sans surprise que la firme annonçait rapidement la mise en chantier d’une séquelle que devait à nouveau diriger Matthew Vaughn. Le cinéaste, retenu sur un autre projet estampillé Mark Millar, The Secret Service, a laissé sa place à Jeff Wadlow, grand espoir du cinéma de genre depuis la réussite (financière) de son Cry Wolf en 2005. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire de Kick-Ass 2 un film-événement, d’autant que les jeunes stars mises en présence, Aaron Taylor-Johnson et Chloe Moretz en tête, pouvaient compter sur l’aura d’un comédien tel que Jim Carrey. Lui aussi dans le camp des gentils sous les traits du Colonel Stars and Stripes, il fonde une troupe de défense face à la terrible menace que représente Red Mist, jeune méchant un brin débile qui désire se venger de Kick-Ass, qui avait causé la mort de son père dans le premier opus. Red Mist, rebaptisé The Mother Fucker, désire détruire la ville presque autant qu’il compte anéantir Kick-Ass...

Si la force de ce Kick-Ass 2 devait résider dans la multiplicité des personnages bien barrés, à commencer par le fameux Colonel Stars and Stripes, Jeff Wadlow et Mark Millar oublient tout principe de caractérisation en chemin. Dès lors, la machine s’enraye d’emblée là où le film de Matthew Vaughn brillait, lui, de mille feux : le manque de développement des différents protagonistes, de leurs caractères respectifs et de leurs attributions dans le groupe s’avère fortement dommageable. Entre un Kick-Ass qui couche avec une gentille nymphomane dans les toilettes et une Hit Girl qui se la joue fleur bleue pendant près d’une heure, ce second opus parvient même à faire oublier les excellentes dispositions de l’œuvre originale.

Hormis une scène d’ouverture plutôt sympathique et dans l’esprit du film de Vaughn, l’œuvre de Wadlow n’a donc rien à voir avec son glorieux modèle, alignant les poncifs détestables et composant avec une mise en scène des plus classiques et linéaires. Les quelques scènes de baston demeurent amusantes sans pour autant faire preuve d’une quelconque inventivité au niveau des chorégraphies et des mouvements de caméra. L’ensemble se laisserait néanmoins suivre si la vulgarité crasse des personnages, en rien justifiée et à mille lieues de "l’esprit Kick-Ass", n’entamait le reste d’efficacité que l’on pouvait encore prêter à la chose.

A trop vouloir se la jouer badass, Jeff Wadlow et Mark Millar bafouent leurs héros jusqu’à en faire des pantins vulgaires, victimes d’une fable ni drôle ni spécialement rythmée. Kick-Ass 2 est une véritable insulte à l’oeuvre littéraire de Millar mais aussi au film d’un Matthew Vaughn qui n’aurait sans doute pas toléré pareilles inepties...


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage