Critique de film

Karate Robo Zaborgar

"Denjin Zabôgâ: Gekijô-ban"
affiche du film
  • Genre : Action, Comédie, Science-fiction
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Noboru Iguchi
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h40
  • Budget : 3 millions de dollars
  • Scénariste : Noboru Iguchi
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Itsuji Itao, Naoto Takenaka, Asami, Akira Emoto
  • Récompenses :

Daimon Yutaka, un agent secret, combat une sinistre organisation criminelle avec l'aide de Zaborgar, une moto qui se transforme en robot.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Karate-Robo Zaborgar - Power Robot Zaborgar
Par : Samuel Tubez








Des Aliens contre des ninjas, une brigade de gonzesses mutantes, une écolière armée d’une épée-tronçonneuse qui combat des hordes de zombies,…voilà le genre de réjouissances que nous ont déjà concoctés les tarés de la Sushi Typhoon. Derrière le label, des Yoshihiro Nishimura et des Noboru Iguchi ont décidés, suite au succès de leurs éminents Tokyo Gore Police et Machine girl, de nous servir du trash en toute décontraction, de nous éclabousser d’hémoglobine avec les moyens du bord et de nous surprendre avec les idées les plus connes jamais imaginées. Sushi Typhoon offre une structure au développement à ces projets plus fous les uns que les autres. Et quand on sait que Sion Sono et Takashi Miike se sont eux aussi attelé à réaliser leur « sushi », on trépigne d’impatience… Mais je m’égare, car pour l’heure c’est Noboru Iguchi qui nous intéresse avec cette adaptation du Tokusatsu Denjin Zaborgar qui date des années 70 et destiné à la base au jeune public. L’occasion pour le réalisateur de mettre la pédale douce niveau gore, sans pour autant omettre de nous livrer là l’un des super sentaï les plus déjantés qui soit. Zaborgar gooooo !!

Suite au décès de son scientifique de père, l’officier de police Daimon Yutaka hérite d’un puissant robot guerrier nommé Zaborgar. Equipé d’armes diverses, expert en arts martiaux et ayant le pouvoir de se transformer en moto, Zaborgar combat le crime aux côtés de Daimon. Les deux justiciers vont dès lors devoir se confronter à Sigma, une organisation démoniaque entre autre responsable de la mort du père de Daimon…

Ne cherchez pas les éclaboussures vermeilles, le réalisateur de Machine girl adopte ici le ton de la comédie d’action, dans la grande tradition des super sentai qui ont bercés notre enfance. On aurait bien voulu voir un tel bordel sur nos petits écrans branchés à l’époque sur le Club Dorothée : un robot fighter qui bastonne les méchants avec force prises de karaté et coups de genoux (Muay thaï style), des robots femelles qui arborent fièrement leurs cuisseaux (la belle Asami est de la partie !), un robot-bus à tête de bouledogue, des transformations à tout va, des cabrioles au-dessus de la caméra, Karate-robo Zaborgar est un gros fourre-tout en forme d’hommage aux sentai d’époque. Autant dire que sur le fond ça ne vole pas très haut, tandis que sur la forme, les effets spéciaux ne sont pas toujours plus réussis que sur un vulgaire épisode de Bioman. Néanmoins, ça demeure tout de même bien plus fun et plus drôle, et ça passe d’autant mieux avec l’aide de quelques spiritueux bons marchés. Reste plus qu’à vous équiper…

Délicieusement kitsch, méchamment déjanté, complétement fauché et sacrément con, Karate-robo Zaborgar n’est rien de moins qu’un bon gros plaisir coupable devant lequel on s’esclaffe de rire - ou de stupéfaction. Le pire, c’est qu’on en redemande à chaque fois !


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