Critique de film

Jurassic Park 3

"Jurassic Park 3"
affiche du film
  • Genre : Science-Fiction - Terrestre
  • Année de production : 2001
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joe Johnston
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Budget : 93 millions de Dollars
  • Scénariste : Michael Crichton,Peter Buchman, Alexander Payne, Jim Taylor
  • Musique : Don Davis
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Sam Neill, William H. Macy, Téa Leoni, Alessandro Nivola, Trevor Morgan, Michael Jeter, John Diehl, Bruce A. Young, Laura Dern,...
  • Récompenses : Meilleure musique de Film aux BMI Film & TV Awards 2002
    Bogey en Or aux Bogey Awards 2001
    Meilleure scène aquatique aux World Stunt Awards 2002

Dix ans après les événements surréalistes survenus lors de sa visite au Jurassic Park du richissime John Hammond, le paléontologue Alan Grant se rappelle toujours de sa rencontre, d'abord magique puis effroyable, avec ces dinosaures ramenés à la vie grâce aux incroyables progrès de la génétique. Ã

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jurassic Park 3 - En voie d’extinction !
Par : Quentin Meignant


Ce fut un terrible coup dur pour la saga Jurassic Park quand Steven Spielberg décida de se retirer de l’aventure, sans doute échaudé par les critiques essuyées suite au deuxième opus, Le monde Perdu. Mais, qu’à cela ne tienne, les producteurs ont eut tôt fait de le remplacer et Jurassic Park 3 vit le jour quatre ans plus tard, en 2001.

C’est Joe Johnston, réalisateur du célèbre Jumanji et responsable des effets visuels des trois premiers Star Wars, qui fut choisi pour succéder au mythe vivant qu’est Spielberg. Pour l’aider dans sa tâche, la production ne se montra une nouvelle fois pas avare en lui donnant 93 millions de dollars pour mener à bien ce troisième épisode, soit 20 millions de plus que pour le deuxième.

Dès le départ, Johnston décide de reprendre une des grandes réussites des opus précédents en nous montrant une nouvelle fois la superbe photographie de l’île peuplée de dinosaures. Ce n’est certes pas très original mais cela a le mérite d’éveiller en nous de bons souvenirs et de nous rendre moins suspicieux envers cette suite.

Cet enthousiasme est hélas de courte durée lorsqu’on constate que la première scène d’action est affreusement mal mise en scène et, pire encore, qu’elle est montée à la truelle ! On ne voit rien, on n’entend pas grand chose et, surtout, la séquence est coupée avant même son dénouement.

Reprenant pile-poil la recette spielbergienne, Johnston perd ensuite son temps en présentations de personnages que l’on connaît déjà et les palabres vont dès lors bon train. Alors que l’on commence tout doucement à perdre patience, on se rend compte que le réalisateur va, encore une fois, faire d’un enfant le centre de son histoire !

Cette sale manie a le don d’irriter mais, heureusement, l’intérêt que l’on peut avoir pour le métrage ne sombre pas tout de suite. Avant cela, le réalisateur nous régale tout de même d’une séquence extraordinaire : l’arrivée des héros sur l’île.

Le Docteur Alan Grant (Sam Neill) a à peine le temps de se rendre compte qu’il a été berné que son avion se crashe suite à une attaque de dinosaures. Le voilà, ainsi que son équipe et ses clients, coincé sur l’île très peu hospitalière, à la recherche d’un môme peut-être mort depuis bien longtemps. Eh bien, croyez-le ou pas, le gamin n’est pas mort ! Pire, il pète le feu et donne même du fil à retordre aux dinos en immonde marmot qu’il est ! Survivant on ne sait trop comment, il va même faire la leçon au Docteur Grant sur la survie en milieu jurassique hostile !

Dès cet instant, on croit faire un mauvais rêve, mais le pire est à venir... Bien pire ! En effet, le T-Rex n’étant visiblement pas assez effrayant pour Johnston, ce dernier n’hésite pas à nous lâcher son spinosaurus, sorte de super-héros des dinos ! Certes le dinosaure existe mais, renseignements pris, il n’était pas aussi grand que celui arboré par le réalisateur et était beaucoup plus mince qu’un T-Rex. Or, Johnston nous en propose visiblement une version améliorée et bien plus terrifiante ! Un peu plus d’authenticité, à l’image de ce que Spielberg avait fait dans les deux premiers épisodes, aurait été préférable à cette surenchère qui n’amène à rien.

Surenchère également présente dans la relation qu’entretient le petit garçon avec les dinosaures. Le Docteur Grant, lui aussi, en remet une couche en communiquant avec les velociraptors et en abrégeant ainsi nos souffrances en nous emmenant à la vitesse du son vers un dénouement bâclé et ridicule, à l’image d’un Sam Neill méconnaissable, qui signe sans doute la plus mauvaise interprétation de sa carrière.

La déception est donc indéniablement au rendez-vous et Jurassic Park 3 prouve que le talent ne s’invente pas. N’est pas Spielberg qui veut ! Johnston aurait bien fait de se le dire et peut retourner à ses chères études...


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