Critique de film

JeruZalem

"JeruZalem"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Israël
  • Durée : 1h34
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Deux jeunes américaines partent en vacances à Jérusalem lors du Yom Kippour.Mais cette escapade va se transformer en véritable cauchemar quand l’une des portes de l’enfer va s’ouvrir. Le jour du Jugement dernier a sonné…

Les critiques à propos de ce film

Critique de JeruZalem - Va t’acheter des lunettes !
Par : Quentin Meignant


Voir une nouvelle création émerger de la très pauvre industrie israélienne du cinéma de genre, si l’on excepte les génies Aharon Keshales et Navot Papushado, a toujours quelque chose de spécial. Quand, en plus, l’oeuvre a gagné le prix du public au Festival de Jérusalem et qu’elle nous promet de surcroît une version presque biblique de l’Apocalypse, on se dit que les organisateurs du BIFFF ont bien fait d’ajouter cette curiosité à leur programmation version 2016. Cette oeuvre n’est autre que Jeruzalem, un film qui met en scène deux jeunes américaines qui partent en vacances à Jérusalem lors du Yom Kippour. Mais cette escapade va se transformer en véritable cauchemar quand l’une des portes de l’enfer s’ouvre. Le jour du Jugement dernier a sonné.

Si l’on excepte la vision de l’affiche qui semble vouloir singer le marketing de World War Z, la découverte de Jeruzalem est, dans un premier temps en tout cas, hautement réjouissante. S’appuyant sur la foule de cultures et de communautés que compte la ville, Doron et Yoav Paz parviennent en effet à captiver en faisant la lumière sur un incroyable patrimoine. Cette mise en place, longue de près de quarante minutes, vue par le biais du POV qui, cette fois, se sert des lunettes connectées comme prisme, vaut clairement le détour et s’approche même presque du documentaire à la J’irai dormir chez vous.

Malheureusement pour lui, Jeruzalem est avant tout un film de genre et c’est là que le bât blesse puisque dès ses premières incursions dans l’horreur proprement dite, il se plante royalement entre séquences prévisibles et, surtout, manque total de lisibilité de l’action. Les lunettes à la pomme avaient encore bon dos durant les phases d’exposition mais paraissent tout à coup bien brouillonnes lorsqu’il s’agit que cadrer quoi que ce soit de rapide ou d’agité. Le POV prouve donc rapidement ses limites et les Paz ne peuvent donc plus que manquer leurs cadrages au point de donner lieu à un final au ridicule involontaire proche du très réjouissant Birdemic.

Bardé de bonnes intentions, très riche culturellement, Jeruzalem ne passe pas le cap de l’heure simplement à cause du POV. Ce qui faisait l’originalité d’un documentaire bien ficelé se transforme carrément en massacre visuel avec l’arrivée des premières créatures. Une horreur pour les yeux...


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