Critique de film

Jack le Chasseur de Géants

"Jack the Giant Slayer"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Conte fantastique
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Bryan Singer
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h50
  • Budget : 195 millions de dollars
  • Scénariste : Mark Bomback, Darren Lemke, Damian Shannon, Mark Swift
  • Musique : John Ottman
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Lorsqu’un jeune fermier ouvre par inadvertance la porte entre notre monde et celui d’une redoutable race de géants, il ne se doute pas qu’il a ranimé une guerre ancienne… Débarquant sur Terre pour la première fois depuis des siècles, les géants se battent pour reconquérir leur planète et le jeune homme, Jack, doit alors livrer le combat de sa vie pour les arrêter. Luttant à la fois pour le royaume, son peuple et l’amour d’une princesse courageuse, il affronte des guerriers invincibles dont il s’imaginait qu’ils n’existaient que dans les contes. L’occasion, pour lui, de devenir une légende à son tour.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jack le chasseur de géants - Haro sur le haricot
Par : Samuel Tubez


Surfant sur la vague hollywoodienne des relectures de contes de fées (Alice, Blanche-Neige, Hansel & Gretel...) et sortant juste entre deux Hobbit, Jack le chasseur de géants tombe à pic pour prolonger nos désirs d’aventures héroïques tout en permettant à son réalisateur Brian Singer de s’offrir un petit interlude médiéval avant de replonger dans l’univers des X-Men.

Les scénaristes Darren Lemke (Shrek 4, aïe), Dan Studney (la série Code Lisa et le musical Reefer Madness, mouais) et le fidèle collaborateur de Singer, Christopher McQuarrie(Usual suspects, Walkyrie, ouf ça va un peu mieux !) se sont réunis autour du réalisateur pour mêler les récits "Jack et le Haricot magique" et "Jack le tueur de géant". Parfois épique et souvent naïf, l’histoire nous conte les aventures d’un jeune paysan tombant amoureux d’une princesse qui se retrouve malencontreusement au sommet d’un haricot magique, sur les terres de géants attendant la première occasion pour venir reconquérir le royaume des hommes.

Pas de poule aux œufs d’or ni de Jack expérimenté dans la traque d’ogres dans cette version, mais une banale quête du héros sauveur d’un royaume qui va finir par « se faire » (hors caméra, hein, on est dans une production familiale) la princesse. Passé une introduction animée à peine digne d’une cinématique PS2, on assiste aux débuts d’une épopée menée par un héros trop peu charismatique (Nicholas "Warm Bodies" Hoult) qui badine avec une damoiselle de sang royal (Eleanor Tomlinson) bien décidée à échapper au mariage arrangé par la Cour. Patience est alors de mise jusqu’aux premiers retentissements de l’intrigue secondaire (une trahison venue de l’intérieur du Royaume) et surtout jusqu’à l’entrée en scène des géants. S’y déploie alors deux personnages secondaires sortant du lot : le prince Roderick aux motivations retorses (excellent Stanley Tucci) ainsi que le valeureux garde Elmont (parfait Ewan McGregor) qui volent sans peine la vedette aux deux jeunes apprentis aventuriers (ainsi qu’au roi Brahmwell, tenu par un Ian McShane tout en sourcils assez peu crédible). Quant aux géants, ils écopent d’une caractérisation des plus réussies, ceux-ci formant un bataillon effectivement d’envergure. On y reconnaît sans peine Bill Nighy prêtant ses traits au général Fallon (John Kassir doublant sa petite tête antagoniste), meneur d’une troupe aussi hétéroclite et étrange qu’inoubliable. Chacune des apparitions de ces créatures fait mouche, éveillant chez les spectateurs les plus aguerris de merveilleux souvenirs purement harryhauseniens. Le spectacle visuel est ainsi au rendez-vous et ne nous lâche quasiment plus jusqu’à un final homérique juste comme il faut pour conclure en apothéose ce dépaysement à l’ancienne qui se paye en plus le luxe d’éviter toute auto-parodie facile.

Malgré ses imperfections et sa candeur parfois irritante (mais assumée), Jack le chasseur de géants offre un spectacle épique à la fois rétro et revigorant, parfaitement ample et enlevé, et où les géants du titre possèdent suffisamment d’amplitude pour rendre le voyage tour à tour impressionnant et intriguant. En somme, une belle grosse salle d’attente avant la suite des aventures d’un certain Hobbit…


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage