Critique de film

Isn't Anyone Alive?

"Ikiterumono wa inainoka"
affiche du film
  • Genre : Comédie dramatique, Fantastique
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Gakuryu Ishii
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h53
  • Scénariste : Shiro Maeda
  • Musique : Haru Ishii
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Eri Aoki, Kôta Fudauchi, Keisuke Hasebe
  • Récompenses : Aucune

Dans un campus universitaire, dans lequel des étudiants vaquent à diverses occupations: certains répètent des chorégraphies, d'autres discutent de légendes urbaines ou encore de problème amoureux. Mais voilà, leur problème routinier va devenir bien secondaire lorsque tous commencent à mourir un à un et que le phénomène semble s'étendre sur toute la planète...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Isn’t Anyone Alive - Aucun signe de vie
Par : Quentin Meignant


Cinéaste japonais de renom, qui doit sa célébrité aux différents courants dont il s’est inspiré et a dominé de la tête et des épaules, Sogo Ishii est revenu dans le parcours en 2012 affublé d’un nouveau nom, Gakuryû Ishii avec un film tout neuf, Isn’t Anyone Alive. Souvent catégorisé à tort réalisateur punk, Ishii a brillé dans un domaine nettement plus « zen » faisant preuve d’une évolution marquante tout au long de sa filmographie. Son changement de pseudonyme est significatif d’une nouvelle envie de changement au moment d’aborder son nouveau film. Isn’t Anyone Alive est une comédie retraçant une l’émergence d’une épidémie mortelle au sein d’un campus universitaire. Occupés par leur routine habituelle, les étudiants se mettent à agoniser un par un tandis que leurs amis ne peuvent rien faire pour les sauver et se mettent à craindre pour leur vie.

Inspiré de la pièce éponyme de Shirô Maeda, Isn’t Anyone Alive représente à lui seul toute l’originale de son réalisateur. En effet, malgré un pitch promettant visiblement une mise en scène spectaculaire concernant l’apocalypse, le métrage faire preuve d’un calme aussi curieux que déroutant. Loin des standards du genre, l’œuvre sert en fait de sujet d’étude à son réalisateur, qui s’intéresse aux différentes réactions de ses protagonistes à l’approche d’une mort inéluctable.

Ensemble métaphorique, Isn’t Anyone Alive n’en demeure pas moins d’une platitude extrême et, Ishii ne parvenant jamais à faire passer sa volonté de mettre la mort en avant, le film sombre peu à peu dans une arythmie totale et le manque d’empathie portée aux différents protagonistes achève le maigre intérêt que l’on pouvait porter à pareille bizarrerie. De longs tunnels de dialogues en agonies parfois ridicules, jamais l’œuvre ne décolle.

Monotone du début à la fin, Isn’t Anyone Alive est le parfait exemple d’un cinéma conceptuel dépassé par ses envies et dont l’objectif, aussi intéressant soit-il, est le principal handicap. Expérimentateur de premier ordre, Gakuryû Ishii livre ici une œuvre sans âme, sans rythme et, pour le coup, sans intérêt.


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