Critique de film

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

"Indiana Jones and the Kingdom of Crystal Skull"
affiche du film
  • Genre : Aventures Fantastique
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Steven Spielberg
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h05 minutes
  • Budget : 125 millions de dollars
  • Scénariste : David Koepp
  • Musique : John Williams
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Harrison Ford, Karen Allen, Cate Blanchett, Shia LaBeouf, Ray Winstone
  • Récompenses : Aucune

Le quatrième et dernier épisode des aventures du célèbre archéologue Indiana Jones, lancé sur les traces des légendaires crânes de cristal...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Les légendes sont faites pour être vénerées.
Par : Romain Mollet




1989... Depuis 1989 que l’on n’avait pas de signes de vie de notre cher Henri Jones Junior sur grand écran, soit 19 ans d’attente, de joie, de craintes et d’espérance. Et le grand jour est arrivé : ce 21 Mai dernier, Indy est revenu. Evidemment, en tant que bon fan de la saga et de l’univers spielbergien en général, j’ai sauté à la première séance de la journée, pour, enfin, renouer avec les aventures trépidantes de notre héros préféré. Et autant dire que la déception ... n’était pas au rendez-vous !

Fini les sombres années 30, période sous l’emprise de la politique et du pouvoir, place aux années 50 ! Une période plus édulcorée, où la jeunesse prend enfin son grain de folie en écoutant du Elvis Presley et où le Communisme Soviétique étend son pouvoir le plus possible... Les deux sont d’ailleurs formidablement mêlés dans une introduction terriblement efficace, laissant place à un début magique durant lequel nos yeux se retrouvent de nouveau confrontés au corps vieillissant de Indiana Jones, soixantenaire et pourtant en pleine forme, toujours malin et malicieux, des qualités qui ne l’ont pas quittées depuis la création du personnage, et qui ne le quitteront pas jusqu’à l’excellent et surprenant final du film.

Mais entre-deux, nos mirettes en prennent plein la vue, notamment avec une scène d’évasion terriblement jouissive, suivie d’une délicieuse parabole sur l’ambiance protectrice des Fifties. Et l’histoire se poursuit ensuite avec une passion indéniable chez le spectateur, pour des aventures qui, malgré quelques baisses de rythme au début, reprennent de la force très rapidement (précisément lors de la course poursuite en voiture, la meilleure que la saga ait pu nous offrir !). De plus, les personnages sont réellement charismatiques, le retour de Karen Allen étant réellement excellent, tandis que (la géniale) Cate Blanchett, Shia LaBeouf et Ray Winstone tiennent d’excellents rôles... Seul celui John Hurt déçoit légèrement, tout en restant sympathique, bien que loin d’utiliser toute les capacités de ce grand acteur.

Mais alors, pourquoi ces si mauvaises critiques provenant de divers magazines et spectateurs ? On ne va pas vous le cacher : Indiana Jones IV n’est pas l’opus fantasmé par tous les fans de la saga. Lucas avait prévenu, les fans purs et durs de la saga n’aimeront pas cet opus, tout comme certains émules de Star Wars ont détesté La Menace Fantôme en 1999. Il est vrai que ce qui faisait le charme 80’s des opus précédents est moins présent dans ce dernier épisode, même si les références se font nombreuses, et que les CGI sont plus souvent utilisés cette fois-ci (au service de scènes impressionnantes). Après tout, les héros sont faits pour évoluer, non ? Mais Spielberg, dont la mise en scène ne cesse de mûrir et de surprendre, n’a pas oublié non plus de faire plaisir à "l’autre public", celui qui ressortira sûrement le plus comblé de cette grande aventure comme on en voit rarement de nos jours.

Un incroyable come-back que l’on pouvait à la fois craindre et attendre avec impatience, mais qui se révèle être en fait un chef-d’oeuvre instantané, certes l’épisode le "moins bon de la saga", mais ces mots-là ne correspondent pas vraiment à la légère déception ressentie... Ce qui n’empêche pas l’impression magique d’avoir vécu un grand moment jubilatoire de cinéma. Bon allez, moi j’y retourne !


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