Critique de film

Indiana Jones et Le Temple Maudit

"Indiana Jones and the Temple of Doom"
affiche du film
  • Genre : Aventures Fantastique
  • Année de production : 1984
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Steven Spielberg
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h58 minutes
  • Budget : 28 millions de dollars
  • Scénariste : Willard Huyck et Gloria Katz
  • Musique : John Williams
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Harrison Ford, Kate Capshaw, Jonathan Ke-Quan, Amrish Puri, Dan Akroyd
  • Récompenses : Oscar des Meilleurs Effets Speciaux et de la Meilleure Bande-Originale en 1985
    BAFTA Film Award des Meilleurs Effets Speciaux en 1985
    Golden Screen du Meilleur Film Etranger en 1985
    Young Artist Award du Meilleur espoir masculin (Jonathan Ke-Quan) en 1985

L'achéologue aventurier Indiana Jones est de retour. Il poursuit une terrible secte qui a dérobé un joyau sacré dôté de pouvoirs fabuleux. Une chanteuse de cabaret et un époustouflant gamin l'aideront a affronter les dangers les plus insensés.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Indiana Jones et le Temple Maudit - Sombre joyau
Par : Romain Mollet


Continuons la saga Indiana Jones avec ce second opus sorti en 1984 qui s’est révélé être tout aussi excellent que le premier épisode, allant même jusqu’à le surpasser. Contrairement aux deux autres épisodes de la "trilogie", Le Temple Maudit est le seul opus où l’on ne voit ni Indiana en classe, ni de vilains Nazis. Ici, juste Indiana Jones, son audace et son second degré encore plus présent dans cette aventure assez noire (Spielberg n’est pas vraiment fan de son propre film, il a du mal avec la mysoginie du film et le traitement réservé aux enfants).

Tout commence au Japon (quelques années avant Les Aventuriers de l’Arche Perdue), avec l’une des meilleures introductions jamais vues au cinéma, dans laquelle Indiana Jones se fait berner lors d’un échange de trésors et cherche tant bien que mal dans une course poursuite décapante l’antidote qui pourrait lui assurer sa survie.
Suivront une chute d’avion et la découverte d’un village indien où Indy est reçu comme le messie. Il reçoit comme missions de sauver les enfants perdus de son village et de ramener une pierre sacrée dérobée par l’Empire voisin.

Commencent alors à apparaitre les premiers signes de la noirceur de cet épisode, tout en baignant dans un humour assez féroce qui se poursuivra jusqu’à l’incroyable fin du film (les mémorables séquences du train et du pont).
Non, Le Temple Maudit n’est pas un opus comme les autres, il possède un petit quelque chose, une certaine "violence" qui le différencie des autres, et qui fait qu’il est souvent soit plus adoré, soit plus détesté par le public. Quoiqu’il en soit, l’action ne laisse aucun véritable temps mort, nous permettant d’admirer une mise en scène passionnante, aidée encore une fois par une superbe photographie, des décors somptueux et une bande son envoûtante (la meilleure de la saga, tout simplement).

Si Indy est toujours aussi génialement sympathique et surprenant (l’excellent doublage de Francis Lax y est pour beaucoup), c’est avec joie que l’on découvre de nouveaux personnages tout aussi passionnants, comme Willie, la chanteuse naïve et trouillarde de prime abord qui devient par la suite courageuse (s’adaptant parfaitement au tempérament de son nouvel amour) et enfin le personnage génial de Demi-Lune, très jeune acolyte d’Indiana Jones dont on savoure chaque réplique. Le couple Harrison Ford/Kate Capshaw n’éclipse pas celui formé 3 ans plus tôt avec Karen Allen, mais marche avec efficacité, assurant également la réussite de cet épisode, avec les époustouflantes et mystérieuses scènes de magie noire.

Un opus qui diffère des autres volets, mais qui parvient pourtant à s’imposer comme le meilleur d’entre eux, grâce à un Indiana Jones plus cool que jamais, et à des ingrédients qui en font une référence immanquable dans le genre. Remarquable.


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