Critique de film

Independence Day: Resurgence

"Independence Day: Resurgence"
affiche du film

Nous avons toujours su qu'ils reviendraient. La terre est menacée par une catastrophe d’une ampleur inimaginable. Pour la protéger, toutes les nations ont collaboré autour d’un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterrestre récupérée. Mais rien ne peut nous préparer à la force de frappe sans précédent des aliens. Seule l'ingéniosité et le courage de quelques hommes et femmes peuvent sauver l’humanité de l'extinction.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Independence Day : Resurgence - Ils sont de retour pour nous jouer un mauvais tour
Par : Samuel Tubez


Vingt ans plus tard et une bonne centaine de millions de dollars de plus en poche, Roland Emmerich nous ressert de la pâtée d’extra-terrestres belliqueux et de la destruction du monde mastoc dans un blockbuster sans saveur. Pas vraiment une surprise !

Suite à la victoire de l’Humanité (lisez plutôt : les Etats-Unis) lors de l’invasion précédente, la technologie extra-terrestre abandonnée par les perdants a permis de développer une base lunaire, tout un panel de vaisseaux et d’armes rigolos tandis que la zone 51 s’est transformée en prison pour aliens. Mais ils reviennent et ça va péter…après quelques longues minutes d’exposition, puis plus rien et, en guise de final, on nous lâche le monstre de Cloverfield en plein désert contre de jeunes pilotes de vaisseaux qui ont trop regardés Star Wars. Entre les deux, on voit un seigneur de guerre africain serrer les mâchoires sur le site d’atterrissage du seul vaisseau ayant touché le sol terrien il y a 20 ans, un Jeff Goldblum qui se rend compte qu’il serait peut-être temps d’examiner cet engin, un Bill Pullman en plein AVC, une Charlotte Gainsbourg qui passe en arrière-plan à la recherche d’un bon scénario (c’est froid ! Glacial même !!) et deux jeunes loups qui jouent à la guéguerre (Liam Hemsworth et Jessie Usher).

Bon, on se doutait bien que ça n’allait pas être du Shakespeare mais passé ce scénario indigent qui place ses divers éléments de façon poussive (le bus scolaire qui sert aux protagonistes à s’enfuir en s’encombrant inutilement de gamins, les marins pour nous refaire le coup du compte à rebours,…) sans oublier ses incohérences, facilités et autres deus ex machina, Independence Day : Resurgence est-il un divertissement valable ? Même pas ! La grosse scène de destruction du début (un vaisseau de 5000 km de diamètre qui génère de la gravité dans notre atmosphère) nous laisse sur notre faim et le final libérant une reine extra-terrestre en plein désert est aussi réjouissant que ridicule. On a rarement vu un tel foutoir dans une production aussi onéreuse ! On aurait presque envie de supplier les extra-terrestres de nous achever tant il n’y a quasiment rien à sauver dans cette humanité bien fade (sauf peut-être Brent Spiner) que nous présente Roland Emmerich et ses scénaristes.

Inodore, incolore, insipide, Independence Day : Resurgence est une série z qui s’ignore. Acteurs cachetonneurs en roue libre, scénario prétexte sans queue ni tête, final digne d’un mauvais monster movie,…les moyens y sont et les effets spéciaux sont à la hauteur du budget, mais c’est bien la seule chose digne dans ce nanar de luxe aussi inutile qu’insupportable.


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