Critique de film

Fear itself - In sickness and in health

"Fear itself - In sickness and in health"
affiche du film
  • Genre : Thriller
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : John Landis
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : Victor Salva
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  • Bande annonce
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  • Casting : James Roday, Maggie Lawson, Christie Laing, Sonja Bennett, Marshall Bell
  • Récompenses : Aucune

Le jour de son mariage, une belle nouvelle mariée reçoit une note mystérieuse : La personne avec qui vous vous mariez est un meurtrier en série.

Les critiques à propos de ce film

Critique de In sickness and healthy (FI 1) - Seulement pour le pire...
Par : Damien Taymans


Sam trépigne d’impatience dans une pièce confinée de l’église. Accompagnée de ses deux demoiselles d’honneur, la jeune femme ressasse continuellement l’engagement que constitue l’union maritale et adopte l’attitude dubitative des prétendants à quarante années de malheur à venir. Ses doutes se voient confirmés lorsqu’elle reçoit par l’intermédiaire d’un intermédiaire un billet lui stipulant que celui qu’elle est sur le point d’épouser est un serial-killer…

La réunion de John Landis et Victor Salva est un des moments les plus attendus de cette première saison des Fear itself, pendant politiquement correct et dénué de gore des anciens Masters of Horror. Quand Le loup-garou de Londres croise les idées subversives et légèrement sadomasochistes de Jeepers Creepers, ça ne peut que donne un cocktail détonant. Sauf que réfléchir de la sorte reviendrait à annihiler l’atmosphère bien-pensante de l’entreprise qui déroule hebdomadairement sur NBC, chaîne tous publics. L’horreur trash des précédentes saisons créées par Mick Garris est substitué par une épouvante très old school préconisant un retour aux sources suggestives à la façon de La Quatrième dimension (dont les trois premiers épisodes sortent tout droit sortis).

En lieu et place de l’irrévérencieux et du subversif, In sickness and healthy emprunte plus volontiers le ton rigolard qui fit la gloire du père Landis. Le souci est que, à l’instar de La belle est la bête, premier méfait de Landis sous l’égide des maîtres de l’horreur, ce bain d’humour noir se fait une nouvelle fois au mépris de toute véritable forme horrifique. Vaudeville sur pellicule composé d’éléments théâtraux divers : portes qui claquent, engueulades, explications, simili quiproquos. Tout est bon pour remplir les 50 minutes d’usage, quitte à sacrifier le suspense sur l’autel de la narration. Si l’ennui point à de nombreuses reprises, on se sent interloqués lorsque tombe le couperet final sous la forme d’un twist couillu. Rattrapage en bonne et due forme pour Salva et Landis ? Que nenni ! Leur twist pour étonnant qu’il soit est complètement incohérent avec le contenu montré jusque-là. Nous prenant pour de véritables imbéciles, les deux comparses compilent à la va-vite un dénouement tonitruant qui ne tient pas la route, histoire d’étonner les novices en la matière, ceux-là même qui s’étaient esbaudis devant le retournement du Sixième sens sans comprendre que celui-ci n’amenait que gageure et incohérences.

Faisant fi de son précédent effort Family lors de la seconde saison des Masters of Horror, Landis fournit à nouveau un épisode baignant dans l’humour noir, toisant du même coup le genre qu’il est censé traiter. La tentative de récupération via un twist pourri achève définitivement tout espoir concernant le bonhomme. John, retourne aux comédies et laisse le genre à ceux qui l’aiment…

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