Critique de film

Hideaways

"Hideaways"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Conte fantastique, Pouvoirs Paranormaux
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Agnès Merlet
  • Pays d'origine : Irlande
  • Durée : 1h35
  • Budget : 6 millions d'euros
  • Scénariste : Nick Murphy
  • Musique : Eric Neveux
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Harry Treadaway, Rachel Hurd-Wood, Thomas Brodie-Sangster, Susan Lynch, Diarmuid O'Dwyer, Tom Collins, Lesley Conroy
  • Récompenses : Aucune

Tous les Furlong ont un don surnaturel, mais celui du jeune James ressemble à une malédiction. C’est un pouvoir de destruction. Rejeté par les siens, retiré dans les bois, il découvrira néanmoins l’amour et la rédemption… Situé dans une Irlande contemporaine mais fantastique, Hideaways rappelle le Frankenstein de Mary Shelley et compose un conte de fée moderne parfois sombre et cruel, parfois romantique et vivifiant.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hideaways - Mutant aux (a)bois
Par : Quentin Meignant




Forte de la réussite critique et publique de son excellent Dorothy, Agnès Merlet était attendue au tournant avec son nouveau métrage, une nouvelle fois produit et réalisé en Irlande, Hideaways. Présenté en ouverture du NIFFF 2011, le film suit James Furlong, dernier né d’une famille maudite. En effet, chaque Furlong a un don surnaturel mais celui du jeune homme est une véritable malédiction. Son pouvoir est en effet celui de la destruction et il ne parvient pas à le maîtriser. A la naissance déjà, James a causé la mort de sa mère et, depuis, il ne cesse de décimer ses proches. Placé dans un orphelinat, il tue sans le vouloir la majorité de ses camarades et décide donc de partir dans les bois à tout jamais. Ainsi reclus, il découvrira l’amour une dizaine d’années plus tard mais tout cela a un prix : renouer avec une société qu’il avait délaissée pour le bien de celle-ci.

Prometteur dans son entame, Hideaways évoque aussi bien X-Men que Le fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Extrêmement sombre et poétique au niveau du style, le métrage fait étalage d’une intrigue fort proche des œuvres mettant en scène les jeunes mutants de la Marvel. Merlet se plaisant par ailleurs à filmer les paysages irlandais, la photographie impeccable ajoute encore un atout supplémentaire à un ensemble savamment dosé. Tantôt triste à en mourir, tantôt pleine d’espoir, la première demi-heure de l’œuvre s’avère être un exercice de style d’une force impressionnante.

Malheureusement, Hideaways s’avère totalement vain une fois l’ellipse principale passée. Le retour du triste héros de cette fable souffre en effet du romantisme exacerbé rapidement mis en place par Merlet, tandis que le traitement de l’image et la bande originale répétitive se mettent à lasser. Censé s’appuyer sur le jeu des jeunes acteurs, le film coule en partie à cause de la décevante prestation d’Harry Treadaway alors que la niaiserie générale de l’intrigue laisse pantois. Handicapé par une arythmie totale et le manque de profondeur de son scénario, Hideaways se borne alors à mettre fin à la souffrance des spectateurs non sans quelques pénibles trémolos.

Dramatique et romantique à l’excès, Hideaways ne parvient jamais à sortir la tête de l’eau après une première demi-heure pourtant encourageante. Parfois très pompeux, le film d’Agnès Merlet ne peut guère compter sur un script naïf et inintéressant pour se clore autrement que de manière ennuyeuse.


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