Critique de film

Hellboy II: Les légions d'or maudites

"Hellboy II: The Golden Army"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-héros
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 2008-10-22
  • Réalisateur : Guillermo Del Toro
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 2h00
  • Budget : 85 millions de Dollars
  • Scénariste : Guillermo Del Toro, Mike Mignola
  • Musique : Danny Elfman
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  • Bande annonce
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  • Casting : Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones, Seth MacFarlane, Luke Goss, Anna Walton, Jeffrey Tambor, John Hurt, Brian Steele, Andrew Hefler, Iván Kamarás, Mike Kelly, ...
  • Récompenses : Nominé comme meilleur film d'action aux Golden Trailer Awards 2008

Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hellboy II : Golden Army - Un héros en or !
Par : Quentin Meignant


Malgré les résultats mi-figue mi-raisin d’Hellboy au point de vue pécunier, c’est sans trop de surprise que la Universal a décidé de mettre en chantier un deuxième opus du colosse rouge sorti tout droit des enfers. Cette volonté se traduit aisément par le fait que, sur le terrain des supers-héros, la Marvel (Iron Man, Hulk, Spider-Man,…) règne en maître et que la Warner Bros s’apprêtait à sortir Batman : Le Chevalier Noir, qui est bien parti pour battre tous les records au box-office. Les studios Universal se devaient de réagir et, quoi de mieux pour cela que de proposer un deuxième épisode des aventures d’Hellboy, un film apprécié tiré du comics d’un Mike Mignola porté aux nues. Pour ce faire, Guillermo Del Toro a bien entendu été réengagé et l’on attendait du génie mexicain qu’il transcende à nouveau la pellicule et propose un film aussi débridé que le premier opus. Nous retrouvons donc notre héros, Hellboy, qui doit lutter contre le Prince Nuada et ses sbires pour éviter au Monde de faire connaissance avec la maléfique et indestructible Armée d’or. Au programme donc, des bastons, l’humour toujours présent du héros et des histoires d’amour à foison.

Mais, dès le départ, Del Toro se démarque dans sa première participation à la saga en introduisant dans son récit un flash-back où l’on peut observer Hellboy durant son enfance. Pour poser les bases de l’histoire, Del Toro se sert donc d’un héros totalement différent : gentil, crédule, pur (il ne fume pas encore le cigare) que l’on couvrirait presque de bisous s’il n’était pas nanti d’une paire de cornes déjà imposantes. Non content de ce changement radical, le cinéaste nous emmène dans une histoire qui rappelle le style de l’Heroic Fantasy avec un récit imagé concernant la fondation d’une armée d’or qui dort dans les tréfonds de la Terre mais qui finira par se réveiller et causera la fin du monde.

On croit alors assister au retour d’un Hellboy toujours aussi souverain dans un monde où les crapules pullulent mais il n’en est rien. En basant son histoire sur les intrications entre le merveilleux et le réel, Del Toro fait preuve d’une certaine inventivité et emmène le spectateur dans un monde empli de trolls, de princesses et de créatures bizarres. C’est alors qu’une autre grande force du film se révèle : la beauté des décors, notamment ceux du monde des trolls, évoque les œuvres précédentes de Del Toro et, plus particulièrement, le monde merveilleux du Labyrinthe de Pan. Non seulement le film fait rêver mais il reprend aussi certains poncifs du comics : un humour parfois détonnant, des personnages toujours aussi attrayant et l’introduction d’un robot nommé Johann Krauss, véritable poil à gratter d’Hellboy. Le métrage se déroule dans une ambiance folle et une action totalement débridée tandis que notre héros est à nouveau écartelé entre son statut de créature et celui de sauveur de l’humanité.

Malgré une love story entre Abe Sapien et la Princesse qui n’était pas indispensable et quelques personnages secondaires inutiles qui viennent entacher le récit de quelques longueurs, Hellboy II : Les légions d’or maudites tient largement ses promesses. Même si certains décrieront le fait que Del Toro ait repris des éléments de son univers personnel pour créer ce deuxième opus, on ne peut qu’encenser le style donné à l’ensemble. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de visionner un film de super-héros doté d’une féerie parfaitement mise en scène. Le métrage se démarque de son prédécesseur sur certains points mais fait montre, au final, d’une même valeur qualitative. Un très bon moment !


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