Critique de film

Hell ride

"Hell ride"
affiche du film
  • Genre : Action, Aventure
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Larry Bishop
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h24
  • Scénariste : Larry Bishop
  • Musique : Daniele Luppi
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Larry Bishop, Dennis Hopper, Michael Madsen, Vinnie Jones, Eric Balfour, Kanin J. Howell, Michael Beach, Cassandra Hepburn, Leonor Varela, Laura Cayouette
  • Récompenses : Aucune

Des membres d'une bande de motards féroces veulent venger la mort d'un des leurs. En route pour l'enfer est une virée sauvage et réjouissante avec ses femmes voluptueuses, ses engins rutilants et de l'action ininterrompue.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hell Ride - Pneu crevé
Par : Quentin Meignant


Après les excellents Boulevard de la Mort et Planète Terreur, tirés de la géniale imagination de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, le cinéma dit Grindhouse, faisant la part belle aux bandes d’exploitation (pseudo-fauchées dans ce cas-ci), connut une seconde jeunesse et de nombreux projets inhérents à ce genre particulier firent leur apparition. Parmi ceux-ci, le Hell Ride de Larry Bishop se fit longtemps attendre, annoncé qu’il était comme un film de biker pur jus produit et imaginé par Quentin Tarantino lui-même. Hell Ride met en scène un règlement de compte sans fin entre malfrats de la route... Afin de venger la mort de sa compagne, Pistolero, un vieux motard aidé de son frère, se lance aux trousses du gang des 666.

Comme à la plus belle époque des films de bikers, Hell Ride se borne, dès les premiers instants du développement de son intrigue, à mettre en scène des personnages hauts en couleurs, de grosses bécanes et une violence que l’on pressent comme omniprésente. Néanmoins, après une entame assez intéressante, le métrage de Larry Bishop, sorti tout droit de l’imagination de Quentin Tarantino, ce qui se ressent énormément vu le côté ultra-référentiel et plutôt geek du scénario, se vautre petit à petit à cause d’une mise en scène s’éloignant particulièrement d’un quelconque traitement grinhouse.

Tentant de magnifier sa bande par une originalité de traitement, Larry Bishop rend, de plus, Hell Ride totalement incompréhensible en multipliant des inserts ne permettant en aucune façon au spectateur de s’attacher à l’un ou l’autre personnage. Ceci est d’autant plus dommageable que l’œuvre s’appuie sur une belle brochette de comédiens qui, finalement, seront très peu à échapper au naufrage. En effet, hormis l’excellent Vinnie Jones, dont la « gueule » cadre parfaitement avec la rudesse de son personnage, et le regretté David Carradine, qui donne lieu à quelques séquence d’un humour hallucinant, le reste d’un casting regroupant tout de même Michael Madsen ou encore Dennis Hopper ne parvient jamais à donner du lustre à l’œuvre. Larry Bishop incarnant par ailleurs le personnage principal se vautre quant à lui assez lamentablement, le lourd poids des trois casquettes qu’il avait enfilées pour l’œuvre (réalisation, scénarisation et jeu) étant sans doute bien trop lourd à porter. Dès lors, le déroulement de l’intrigue d’Hell Ride perd petit à petit de son intérêt tandis que la mise en scène répétitive et absurde de l’ensemble finit par lasser.

Suscitant à la base une attente énorme, Hell Ride est au final un plantureux ratage dont l’échec est à imputer en partie à une mise en scène peu engageante et une scénarisation bien trop brouillonne. Si l’idée de base pouvait paraître charmante, Larry Bishop ne sera jamais parvenu à exploiter celle-ci, rendant là un très mauvais hommage aux films de bikers.

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