Critique de film

Helga, la louve de Stilberg

"Helga, la louve de Stilberg"
affiche du film
  • Genre : Erotisme, Horreur - Sadisme
  • Année de production : 1977
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Patrice Rhomm
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 1h33
  • Scénariste : Patrice Rhomm
  • Musique : Daniel White
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Malisa Longo, Patrizia Gori, Richard Allan, Dominique Aveline, Alban Ceray, Jacques Marbeuf, Jean Cherlian, Claude Janna, Olivier Mathot,...
  • Récompenses : Aucune

Dans un état fasciste, Stilberg est une forteresse médiévale, perdue au milieu de la forêt. Avec l'arrivée du Général Steiner au pouvoir, elle a été reconvertie en camp de détention pour opposants au régime, sous le commandement d'Helga, une femme sadique qui y fait régner une discipline de fer. C'est dans ce climat de terreur qu'arrive à la forteresse Lisbeth, fille de Vogel, chef des résistants opposés au régime. Un jour, aidée par Jenny, une autre des prisonnières, elle réussit à s'enfuir. Elle se fait rattraper, et, prise pour une espionne, elle est ramenée jusqu'à Stilberg. Mais la révolution s'est déclenchée, et les résistants investissent la forteresse.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Helga, la louve de Stilberg - D’une nullité exemplaire !
Par : Quentin Meignant




Le nom de Patrice Rhomm n’évoque sans doute rien aux oreilles des cinéphiles avertis. Et pour cause, le réalisateur ne se rendit coupable que de piètre films X et de quelques oeuvres de nazisploitation. Pourtant, le cinéaste fit son entrée dans le monde du cinéma par l’écriture du scénario de Banco à Bangkok pour OSS 117 mais, malheureusement (pour lui et pour nous), il bifurqua rapidement vers des oeuvres plus déviantes, telles que L’archisexe, La grande extase ou encore Touchez pas au zizi. Fort de titres aussi éloquents, le réal ne pouvait que se remarquer par la société Eurociné, toujours à la pointe dans ce qui se fait de plus mauvais à l’époque. Dès lors, ce n’est pas une surprise de retrouver notre ami Patrice aux commandes de Helga, la louve de Stilberg, lui qui avait déjà collaboré au script de Elsa, Fraulein SS la même année. Néanmoins, l’histoire d’Helga se démarque quelque peu des habituelles pitreries nazies de l’Eurociné puisqu’en aucun moment le régime du IIIème Reich n’est cité. L’histoire se déroule sous un régime fasciste où de jeunes opposantes sont envoyées en camp de redressement dans un château tenu d’une poigne de fer par Helga, véritable percée nymphomane. Parmi les malheureuses, Elisabeth Vogel est la fille du chef de la révolution et Helga en tombe éperdument amoureuse.

Tout commence par une réunion entre les différents pontes de cet état fictif et dictatorial où Rhomm démontre déjà les limites de son films. Les personnages, caricaturés au possible, possèdent le point commun d’avoir un accent ridicule, qu’il soit allemand, espagnol ou italien. Ce manque de logique, ajouté au jeu pitoyable de la plupart des acteurs, a pour effet de saper le sérieux du propos d’emblée. L’entrée en scène d’Helga dans son château de Stilberg n’est pas nettement plus glorieuse. Certes, la jeune femme possède une plastique assez intéressante, mais l’interprétation pitoyable de Malisa Longo et ses cris incessants confèrent au personnage un haut degré de ridicule.

C’est ainsi que ce premier rôle se vautre lamentablement au milieu d’actrices secondaires d’une incroyable laideur (est-ce vraiment là le rôle d’un film à la limite de l’érotisme ?) jusqu’à l’arrivée de la sublime Elisabeth, interprétée par la non moins sublime Patrizia Gori, déjà aperçue dans Nathalie dans l’enfer nazi. Cette dernière offre à l’oeuvre un second souffle de courte durée tant la mise en scène et le montage paraissent manquer d’allant. Rhomm se montre d’ailleurs très frileux lorsqu’il est question de sexe et, pire, réduit même les séquences de soumission à leur plus simple expression, n’offrant que de bien pâles coups de fouet. De plus, chaque scène de viol (et même de violence) est coupée dès l’instant où la tension commence à monter, ce qui engendre inévitablement une énorme frustration. C’est donc de désillusions en énervements que l’on se dirige vers un final risible où le réalisateur nous sort les violons. Tantôt mélancolique, tantôt monté à la manière d’une love story, ce dernier offre un happy end bâclé et écoeurant.

Helga, la louve de Stilberg se termine donc comme il a commencé : dans un grand vent de médriocrité ! Celui-ci n’aura d’ailleurs pas arrêté de souffler tout au long de l’oeuvre, emportant même sur son passage la très sexy Patrizia Gori.


Distribué par


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage