Critique de film

Haunter

"Haunter"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Canada
  • Durée : 1h37
  • Musique : Alex Khaskin
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Pour des raisons qu’elle ne s’explique pas, Lisa est coincée en 1986, à la veille de ses seize ans. Enfermée chez elle par un jour de brouillard épais, elle revit encore et toujours la même journée. Le plus étrange c’est qu’aucun membre de sa famille ne semble se rendre compte de cette répétition et, bien entendu, personne ne la prend au sérieux quand elle tente d’expliquer que chaque jour le repas cuisiné est inlassablement le même. Mais le récit bascule lorsque Lisa prend conscience d’une effroyable vérité…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Haunter - L’antre des fantômes
Par : Quentin Meignant




Metteur en scène dont chacune des œuvres a fait mouche jusque là, de l’inénarrable Cube à Splice en passant par Cypher ou Nothing, Vincenzo Natali multiplie pour l’instant les projets plus ou moins ambitieux. Alors que beaucoup attendent avec impatience son Neuromancer, adaptation de l’œuvre littéraire homonyme de William Gibson, Haunter constitue son premier film de fantômes. Le métrage suit Lisa, une jeune fille qui, en 1986, revit sans cesse la même journée. Entre les macaronis de sa mère, la panne de voiture de son père et l’ami imaginaire de son frère, la jeune fille semble devenir folle et personne ne la croit. Ce jour sans fin, qui ne lui permet guère de sortir de chez elle à cause d’un épais brouillard, a bien une explication mais la famille de Lisa sera-t-elle prête à entendre l’effroyable vérité ?

Véritable déclaration d’amour aux films de fantômes, Haunter prend sa source dans une mise en situation plutôt mystérieuse qui, très vite, se mue en une accumulation des poncifs du genre. Certes nullement dérangeant, cet enchevêtrement de balises on ne peut plus classiques ne permet jamais au film de Vincenzo Natali de devenir le film de trouille qu’il semble vouloir être. Mais l’essentiel ne se situe sans doute pas là, la beauté de l’ensemble, qui bénéficie d’une direction artistique d’une rare qualité, suffisant amplement au plaisir des yeux.

Assez prévisible, le récit ne recèle que fort peu de surprises mais peut compter sur l’incroyable prestation de Abigail Breslin pour tenir le cap désiré par le cinéaste qui tente tant bien que mal de conserver un certain suspens jusqu’au bout. Celui-ci est donc plus ou moins présent grâce à la prestation de la jeune actrice dont l’affrontement final et son opposition avec l’excellent Stephen McHattie.

Proposition sympathique dans l’univers très balisé des fantômes, Haunter ne parvient pas à se dépêtrer de ses nombreuses filiations tout en recelant de vraies bonnes idées. Néanmoins très beau dans sa mise en forme, le métrage est donc satisfaisant sans pour autant égaler les précédents efforts de Natali.


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