Critique de film

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

"Harry Potter and the Half-Blood Prince"
affiche du film
  • Genre : Fantasy
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : David Yates
  • Pays d'origine : Angleterre, USA
  • Durée : 2h33
  • Budget : 150 millions de dollars
  • Scénariste : Steve Kloves, J.K. Rowling
  • Musique : Nicholas Hooper
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Michael Gambon, Helena Bonham Carter,...
  • Récompenses : Aucune

L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant... jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé - Coupé net
Par : Chroniqueurs




Par Carrie

Suite à un report de près d’un an à cause de sombres raisons commerciales (Warner voulant faire du petit sorcier un blockbuster estival), Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé se fit attendre et bénéficia d’un battage promotionnel hors du commun. Néanmoins, le retour du petit sorcier fut sans conteste l’événement cinématographique de juillet 2009. Au programme, un récit bien plus sombre que ce à quoi nous avait habitué J.K. Rowling, du moins à condition que Warner daigne réellement adapter l’essence même du roman. Avec un David Yates, qui signa le mi-figue mi-raisin Harry Potter et l’Ordre du Phénix, rien n’était moins sûr mais les millions de fans à travers le monde espéraient tout de même une preuve de respect accrue envers l’œuvre matricielle.

A l’image d’un roman largement porté sur les flash-backs, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé débute par un retour dans le passé, orchestré de manière extrêmement spectaculaire par David Yates. Mise en scène léchée, effets spéciaux de grande qualité, ce sixième opus démarre sur les chapeaux de roue, offrant d’ailleurs un retour à la « réalité » original montrant Harry Potter en train de draguer une jeune serveuse (est-ce possible ?) Mais, bien vite, la réelle aventure prend forme, tandis que les éléments perturbateurs mis en place dans le roman de Rowling font mouche.

Néanmoins, le manque de lucidité de Yates (ou plutôt du pantin de Warner Bros.) se fait vite jour, ce dernier multipliant les ellipses, dommageables au récit, et mettant en exergue un montage saccadé nuisant considérablement à une action qui eût gagné à être fluide. La mise en avant d’amourettes secondaires (bien présentes dans le roman) fait dès lors d’Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé une bluette qui brille par son manque de rythme. De plus, les acteurs principaux (Radcliffe, Watson, Grint) paraissent peu à leur affaire et les longues scènes de dialogue qui leur sont accordées en deviennent rébarbatives au possible.

Heureusement, la jeune garde veille au grain et la rédemption vient d’acteurs moins connus tels que Tom Felton, impeccable dans son rôle de Drago Malfoy. Ce dernier bénéficie d’une mise en lumière fort différente par rapport aux autres volets de la saga et peut donc montrer l’étendue de son talent, à l’image d’une Helena Bonham Carter particulièrement en verve. Les acteurs secondaires ont donc tôt fait de faire oublier les prestations moins convaincantes du trio principal et le film peut dès lors s’appuyer sur les habituels et ébouriffants effets spéciaux pour, petit à petit, se montrer à nouveau digne de l’œuvre originale de J.K. Rowling.

Ce n’est certes pas du grand art, mais force est d’avouer qu’une fois de plus, la franchise Harry Potter parvient à se parer d’un blockbuster à toute épreuve, qui ravira petits et grands. Malgré de nombreuses scènes coupées (qui s’avèreront extrêmement problématiques pour les fans du roman), Yates signe donc une adaptation appréciable, même si, en tant que lecteurs assidus, on est toujours en droit d’en attendre bien plus d’une superproduction parfois trop frileuse.


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