Critique de film

Gremlins

"Gremlins"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique
  • Année de production : 1984
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joe Dante
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h46
  • Budget : 11 millions de dollars
  • Scénariste : Chris Columbus
  • Musique : Jerry Goldsmith
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Hoyt Axton, John Louie, Keye Luke, Don Steele, Susan Burgess, Scott Brady, Arnie Moore, Corey Feldman, Harry Carey Jr., Zach Galligan, Dick Miller, Phoebe Cates
  • Récompenses : Saturn Awards du Meilleur réalisateur, Meilleur film d'horreur, Meilleure musique, Meilleurs effets spéciaux, Meilleure actrice de second rôle (Polly Holliday) en 1985
    Nominé aux Saturn Awards du Meilleur maquillage, Meilleur acteur de second rôle (Dick Miller) et Meilleur scénario en 1985
    Golden Screen en 1985

L'inventeur Rand Peltzer veut offrir à son fils Billy une étrange petite créature, craquante comme une peluche, un "mogwaï", déniché chez un vieil antiquaire chinois. Celui-ci ayant refusé de lui vendre la bestiole, c'est son petit-fils qui le cède à Rand en lui expliquant les consignes indispensables au bon entretien d'un tel animal : ne jamais l'exposer l'eau ni à la lumière et ne pas le nourrir après minuit.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Gremlins - Trublions des 80’s
Par : Quentin Meignant




Œuvre instantanément culte, Gremlins a permis au monde entier de découvrir le travail d’un metteur en scène de grand talent : Joe Dante. Après avoir bouclé Piranhas et Hurlements, film généralement dévolus aux véritables amateurs de cinéma de genre, le cinéaste intègre l’écurie de Steven Spielberg, au même titre qu’un certain Robert Zemeckis, responsable de nombreuses comédies fantastiques dans les 80’s. C’est ainsi que, d’après une idée de base de Chris Columbus (Harry Potter à l’école des sorciers), Dante s’attèle à un métrage réellement jubilatoire intitulé Gremlins. Le film s’intéresse à Randall Peltzer, inventeur farfelu, toujours en quête d’insolite de de nouveauté. C’est ainsi qu’il acquiert insidieusement dans un bazar de Chinatown un animal inconnu appelé Mogwaï. De son petit nom Gizmo, l’animal est adorable mais doit être élevé selon trois règles : il ne doit jamais être en contact avec de l’eau, il ne peut être exposé à la lumière et, surtout, il ne peut pas manger après minuit. Ces règles seront vite bafouées quand Randall offrira Gizmo à son fils, Billy. La petite ville de Kingston Falls, où vit la famille, va alors vire un véritable cauchemar, Gizmo créant des hordes de gremlins assoiffés d’anarchie…

Doté d’un pitch pour le moins original et sympathique, Gremlins ne tarde pas à faire mouche avec la découverte d’un petit animal insolite à la voix particulièrement attendrissante. Ainsi, dès les premiers instants, une chansons désormais devenue légendaire, faite de vocalises très douces, vient enchanter un ensemble baignant clairement dans le divertissement familial. Personnages caricaturés à l’envi, bon sentiments filtrant de presque chaque séquence, le tableau est parfait et constitue d’emblée un ensemble réjouissant.

En plus de cette bonne ambiance générale, Gremlins ne tarde pas à faire mouche par le biais de créatures farceuses et machiavéliques, rendues véritablement impressionnantes grâce à une mise en scène exceptionnelle. Tout ceci ne doit néanmoins pas faire oublier qu’en plus d’être un métrage particulièrement agréable, Gremlins demeure l’une des œuvres les plus respectueuses et hommageantes par rapport à ses aînées. Ainsi, nombre d’œuvres telles que E.T., l’extraterrestre, Hurlements (un petit auto-hommage, ça fait pas de mal !), et bien d’autres encore jouissent d’un clin d’œil aussi furtif que savoureux. Cet ensemble, rythmé au possible, se déroule donc comme un véritable délire de geeks de son entame à un final plutôt spectaculaire. Reste néanmoins à souligner que la séquence finale, un brin trop moralisatrice, concernant les rapports de l’homme à son environnement, laisse un certain goût de trop peu, l’absence d’un dernier soubresaut se faisant sentir.

Véritable mythe, lancement d’une mode presque sans précédent, allant du jeu vidéo à la peluche en passant par moultes effigies, Gremlins est sans aucun doute l’une des comédies fantastiques les plus agréables et rythmées de l’histoire. Prise entre un humour décapant et l’aspect horrifique de monstres à l’esthétique parfaite, l’œuvre de Dante est une pleine réussite… que viendra encore embellir un deuxième opus aux délires exponentiels !


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