Critique de film

Good Neighbours

"Good Neighbours"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Thriller
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jacob Tierney
  • Pays d'origine : Canada
  • Durée : 1h40
  • Scénariste : Jacob Tierney, Chrystine Brouillet
  • Musique : Claude Hazanavicius
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jay Baruchel, Scott Speedman, Xavier Dolan, Xavier Dolan, Emily Hampshire, Kaniehtiio Horn
  • Récompenses : Aucune

Au cœur de cette histoire, située dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, trois voisins un peu étranges: Spencer, qui est en chaise roulante après un accident de voiture; Louise, serveuse dans un restaurant chinois, qui a une passion, ses deux chats; enfin, Victor, qui vient juste d’emménager, un professeur de primaire et un menteur compulsif. Louise se passionne pour un fait divers qui agite le quartier: un tueur et violeur en série sévit de plus en plus fréquemment.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Good neighbours - Mes chers voisins
Par : Damien Taymans


Victor emménage dans un immeuble en plein cœur de Notre-Dame de Grâce et fait la connaissance de ses plus proches voisins : Spencer, un beau mec cynique paralysé, et Louise, attachée à ses chats comme à la prunelle de ses yeux et obsédée par le tueur en série qui sévit dans le quartier. Chacun des locataires semble se cacher derrière des apparences et s’avère moins innocent qu’il n’en a l’air de prime abord...

A l’image du BIFFF qui s’est paré voici trois ans d’une compétition Thriller, le NIFFF inaugurait en cette onzième édition une nouvelle catégorie intitulée "Films of the Third kind" où figuraient quelques-unes des belles surprises du festival. Cinéma en marge du genre qui tantôt flirte avec le fantastique (le Detective Dee de Tsui Hark notamment) tantôt se situe totalement dans le pôle "drame à suspense" (We need to talk about Kevin). Très proche dans le ton de Petits meurtres entre amis de Danny Boyle, Good neighbours constitue la deuxième collaboration de Jacob Tierney (réal/scénariste/acteur) et de Jay Baruchel (Million dollar baby), après l’hilarant Trotsky.

Humour noir, décalage continuel de l’histoire, ambiance à la fois sombre et attrayante, autant d’éléments qui confèrent à cette adaptation du roman Chère voisine de Chrystine Brouillet, sortie dans la plus grande intimité dans son pays natal, une atmosphère délétère où tous les protagonistes risquent à un moment ou à un autre de faire leur véritable coming-out. Car l’ombre du serial-killer plane tout au long du métrage et le trio de "bons voisins", taciturnes, condescendants et vaguement misanthropes pour les uns (Louise et Spencer vivant respectivement pour leurs chats et leurs poissons) ou excessif pour le dernier (Victor, nouveau-venu intrusif aux motivations obscures), sont susceptibles de revêtir l’identité du violeur stakhanoviste qui hante les rues montréalaises une fois la nuit tombée. L’originalité de l’œuvre tient spécifiquement au fait que l’emprise du whodunit jusque-là cultivée se relâche à mi-parcours. Good neighbours fournit alors au spectateur le trousseau de clés dans son intégralité sans écorner pour autant l’intérêt du dernier acte fourmillant de multiples possibilités conclusives.

Sur un modèle théâtral parfois mal inspiré (dialogues trop affinés, fixisme de la mise en scène trop sage), Good neighbours distille suffisamment de cynisme que pour satisfaire l’amateur de comédie noire.


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