Critique de film

Godzilla vs. Space Godzilla

"Gojira VS Supesugojira"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, Science-fiction
  • Année de production : 1994
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Kensho Yamashita
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h48
  • Budget : 1 milliard de yens
  • Scénariste : Kanji Kashiwa, Hiroshi Kashiwabara
  • Musique : Takayuki Hattori
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Megumi Odaka, Jun Hashizume, Zenkichi Yoneyama, Akira Emoto, Towako Yoshikawa, Yôsuke Saitô
  • Récompenses : Aucune

Un nouveau monstre menace la terre, né à partir d'une cellule du Big G: le Space Godzilla. Miki, la télépathe liée à Godzilla, s'oppose à un commande de la G-Force décidé à tuer le Roi des Monstres. Mais l'arrivée imprévue de la créature de l'espace va conduire à un titanesque combat.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Godzilla vs. Space Godzilla - Dans l’espace, personne ne vous entendra rigoler
Par : Fred Pizzoferrato




Un nouveau monstre menace la terre, né à partir d’une cellule du Big G : le Space Godzilla. Miki, la télépathe liée à Godzilla, s’oppose à une commande de la G-Force décidée à tuer le Roi des Monstres. Mais l’arrivée imprévue de la créature de l’espace va conduire à un titanesque combat. Ce nouvel épisode de la gigantesque saga appartient à la seconde période de la vie du monstre, laquelle comprend 7 films (celui-ci en est le sixième !) et une série de personnages récurrents. Parmi ceux-ci, nous retrouvons la fameuse G-Force, responsable des mesures contre-G ainsi que la jeune et jolie Miki, dotée de pouvoirs psychiques lui permettant, entre autres, de communiquer avec Godzilla. Nous l’avions déjà rencontrée dans Godzilla Vs. Biollante, Godzilla vs. King Ghidorah, Godzilla and Mothra et enfin Godzilla vs. Mecha Godzilla II. Cette fois son rôle est cependant plus développé et c’est la demoiselle qui domine la distribution humaine d’un métrage dont les vrais héros sont cependant, comme toujours, les monstres géants.

Deux projets concurrents sont ainsi développés pour lutter contre le Big G. Le premier vise à le tuer en coagulant son sang, le second à le contrôler par télépathie. Miki doit se charger de ce projet mais une créature extra-terrestre, crée à partir d’une cellule du Dieu Lézard, débarque sur Terre pour compliquer la situation. A l’approche du quarantième anniversaire de son monstre le plus célèbre (et le plus rentable !), la Toho confie à Kenshou Yamashita (assistant réalisateur sur le premier Godzilla vs. MechaGodzilla en 1975 et metteur en scène d’un film de SF pour la Toho, Nineteen, en 1987), la réalisation d’un épisode évidemment spectaculaire à souhait. Malheureusement, la firme, comme souvent, hésite sur le ton à donner à cette nouvelle aventure destinée à contenter le plus large public possible. L’ensemble, voulu sérieux, dévie rapidement vers le comique et renoue avec l’esprit très bis des seventies : Godzilla - malgré quelques attaques envers le Japon - redevient le protecteur de la Terre menacée par son double maléfique, Space Godzilla. En effet, ce dernier a été créé par le passage dans un trou noir d’une cellule de son homologue terrestre ! Une théorie loufoque pour un métrage assez délirant mais, hélas, pas toujours à bon escient.

Le scénario, comme souvent dans les épisodes des années 90, prend un temps infini à se mettre en place. Il débute sur une île, fait intervenir plusieurs personnages auxquels le spectateur a bien du mal à s’identifier et remet en scène le toujours aussi horripilant Baby Godzilla. Ce dernier a d’ailleurs un look profondément ridicule et ressemble de plus en plus à Casimir lorsqu’il bondit joyeusement sur son île (aux enfants ?) en crachant de la fumée. Bref, l’infantilisme revient au galop, une tendance qui s’est accrue au fil des épisodes de l’ère Hensei, les premiers étant sans doute jugés trop "adultes" par la Toho. Outre Miki, le scénario s’intéresse également à deux soldats de la G-Force et à un militaire pur et dur, frère du héros tué par Godzilla à la fin d’un précédent film. Les jumelles gardiennes de Mothra sont aussi de la partie et cela commence à faire beaucoup de personnages, d’autant qu’aucun n’est véritablement développé et que cela retarde le spectacle attendu par les fans : l’arrivée du G !

Il faut hélas attendre la seconde partie du métrage pour voir enfin les scènes de destructions massives tant souhaitées et celles-ci sont relativement décevantes. Certes, la baston entre Big G et sa version spatiale comporte son lot de moments spectaculaires mais c’est surtout les militaires, pilotant le robot volant géant MoGeRa, qui sont au centre des affrontements. Godzilla vs. Space Godzilla est loin d’être un chef-d’œuvre. Il est même plutôt décevant et on le considère souvent comme le plus mauvais épisode de la série Godzilla des années 80/90. Certains pensent même qu’il s’agit du pire de tous mais l’ensemble, quoique plutôt poussif, ne mérite sans doute pas un jugement si sévère.

Confus, longuet, manquant de rythme et un peu ennuyeux, Godzilla vs. Space Godzilla se rattrape maladroitement lors de ses trois derniers quarts d’heures, avec une avalanche de séquences explosives même si assez mal filmées. Spectacle bancal et de peu d’intérêt, Godzilla vs. Space Godzilla doit donc être réservé aux fans absolus du Big G, lesquels passeront quand même un bon moment à condition d’accepter le profond crétinisme du scénario. Les autres peuvent s’abstenir sans regrets.

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