Critique de film

Ghost Rider

"Ghost Rider"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-Héros
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mark Steven Johnson
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h54
  • Budget : 110 millions de Dollars
  • Scénariste : Mark Steven Johnson
  • Musique : Christopher Young
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Matt Long, Raquel Alessi, Brett Cullen, Peter Fonda, Nicolas Cage, Donal Logue, Tony Ghosthawk, Hugh Sexton, Marcus Jones, Matt Norman, Lawrence Cameron Steele, ...
  • Récompenses : Aucune

Pour sauver son père malade, le cascadeur Johnny Blaze a vendu son âme au diable. Mais ce marché a un prix qu'il ne tarde pas à découvrir : humain la journée, il devient le Rider la nuit, un chasseur de primes traquant les âmes échappées de l'enfer. Lorsque Roxanne est menacée, Johnny décide d'utiliser ses pouvoirs pour se retourner contre son Maître...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost Rider - Ghost cineast
Par : Quentin Meignant




Mark Steven Johnson n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler une coqueluche des amateurs de cinéma de genre. Le réalisateur et scénariste s’est pourtant spécialisé dans un domaine cher à ceux-ci : les super-héros.

En effet, après avoir signé les scénario du pitoyable Jack Frost, le cinéaste s’attache à ceux d’Elektra et Daredevil (dont il est aussi le réalisateur), deux films loin d’avoir marqué les esprits, si ce n’est d’un point de vue négatif...

Bref, la carrière du bonhomme en dit long et le voir débarquer (et même être à la base) d’un projet aussi colossal que Ghost Rider avait de quoi inquiéter. En effet, le budget alloué à ce dernier était de... 110 millions de dollars !

Le débarquement d’une bonne grosse daube commerciale était donc à craindre et c’est sans surprise que Johnson le confirme dès le début de son métrage. Une longue séquence narrative loin d’être palpitante nous explique la légende de Ghost Rider d’une voix très solennelle et ennuyeuse.

On le sait donc d’emblée : cela va être long, très long... Ce début en demi-teinte est encore appuyé par quelques scènes peu attrayantes d’eau de rose, le tout accompagné d’un air tragique de piano. Se prenant visiblement pour un grand dramaturge, Johnson s’échine à essayer de faire passer des émotions faiblardes.

Une histoire d’amour, le décès du père, tout ceci pour lancer un film qui promettait beaucoup d’action, c’est plutôt maladroit, tout comme la première apparition de Mephisto, le Diable... Ce dernier entre en effet en scène en faisant éclater les ampoules d’une fête foraine de manière bien ridicule.

Naviguant entre eau de rose et action sans aucun rythme, la suite du film n’offre pas au réalisateur de quoi se rattraper. La romance prend une envergure démesurée tandis que les méchants (le fils de Mephisto, Blackheart, et sa clique) font leur apparition pour mener une lutte sans merci contre le Ghost Rider, héros de Mephisto.

Le scénario, très brouillon, est censé nous pousser dans nos derniers retranchements mais la sauce ne prend pas, la faute à une mise en scène très molle et à des effets spéciaux parfois complètement à côté de leur sujet.

Ainsi, la transformation de Johnny Blaze en Ghost Rider n’est pas ce que l’on peut appeler une réussite. Certes les mouvements de caméra mettent bien en valeur la scène, mais celle-ci est loin d’être parfaite : le design du héros n’est pas beau, tandis que sa transformation fait furieusement penser aux SFX des films italiens des 70’s... Les flammes autour de la tête de ce dernier sont risibles et sa carrure est insignifiante !

Hormis ces énormes défauts, quelques scènes offrent quand même un spectacle agréable pour les yeux : la cascade avec les hélicoptères est sans aucun doute la meilleure scène du film alors que les effets pyrotechniques sont, en général, d’excellente qualité.

Le temps de faire toutes ces constatations quant à la médiocrité de l’ensemble et nous arrivons (heureusement) à un final qui se veut grandiose...mais qui ne l’est pas ! Le happy end bien hollywoodien est bien entendu de mise dans une scène finale qui rappelle étrangement celle de Jurassic Park 3 : courte, bâclée, facile pour le héros et ennuyeuse pour le spectateur...

Bref, Johnson est parvenu à une chose : nous livrer le pire film de superhéros qui soit ! Néanmoins, misant tout sur le marketing, le film s’en sort avec un bénéfice de presque 229 millions de dollars, profitant du bon vouloir de ce que nous appellerons « les victimes consentantes du cinéma hollywoodien ». N’en déplaise à certains, il est temps de dire NON à cette avalanche de films commerciaux et à revenir au vrai leitmotiv du cinéma d’antan : la qualité !


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