Critique de film

Ghost Chase

"Hollywood-Monster"
affiche du film
  • Genre : Comédie horrifique
  • Année de production : 1987
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Roland Emmerich
  • Pays d'origine : USA, Allemagne
  • Durée : 1h25
  • Scénariste : Oliver Eberle, Roland Emmerich, Thomas Kubisch
  • Musique : Hubert Bartholomae
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jason Lively, Tim McDaniel, Leonard Lansink, Jill Whitlow, Ian MacNaughton, Paul Gleason, Chuck Mitchell, Julian Curry, Cynthia Frost, Andreas Kovac-Zemen,...
  • Récompenses : Aucune

Warren McCloud et son associé Fred sont deux jeunes réalisateurs de films d'horreur à Hollywood. Ils recherchent en permanence de l'argent pour mener à bien leurs projets, d'autant que Laurie, la petite amie de Warren, en a assez de jouer ses films sans être payée... Le jour de ses 21 ans, Warren reçoit de son grand-père un ticket de consigne comme cadeau. Warren récupère une valise au mystérieux contenu. Le voilà bientôt pris dans une lutte acharnée avec une étrange marionnette...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost Chase - Roland le bricoleur
Par : Quentin Meignant




Réalisateur de son état, l’Allemand Roland Emmerich est devenu le plus grand fournisseur de blockbusters à grand spectacle du Tout-Hollywood. Mais, bien avant d’être le metteur en scène à succès de ces dernières années, le cinéaste n’était qu’un petit faiseur allemand, repéré par les producteurs américains grâce à son passable film de SF Das Arche Noah Prinzip. Cet intérêt fut confirmé par Joey, nouvelle œuvre science-fictionnelle, à moitié produite par les financiers du pays de l’Oncle Sam. Débarquant alors à Hollywood des idées plein la tête, Emmerich proposa une première œuvre au titre percutant : Hollywood Monster, plus connu sous nos latitudes sous le nom moins évocateur de Ghost Chase. Le métrage suit Warren Mc Cloud et son associé, Fred, deux jeunes réalisateurs de films d’horreur à Hollywood. Ils recherchent en permanence de l’argent pour mener à bien leurs projets, d’autant que Laurie, la petite amie de Warren, en a assez de jouer ses films sans être payée... Le jour de ses 21 ans, Warren reçoit de son grand-père un ticket de consigne comme cadeau. Warren récupère une valise au mystérieux contenu. Le voilà bientôt pris dans une lutte acharnée avec une étrange marionnette...

Attaquant donc le monde du cinéma américain et ses travers de plein fouet au travers d’un pitch pour le moins original, Emmerich confirme dès les premiers instants les intentions de son œuvre en mettant à l’honneur deux jeunes réalisateurs loufoques, jeunes hommes dont les yeux brillent lorsque l’on parle de cinéma. Sentant le vécu, la trame assez sympathique de cette entame est appuyées par un comique de situation assez réussi et par des dialogues réellement réjouissants. Nos deux compères, sortes d’Abbott et Costello modernes, représentent à eux seuls le côté sombre et oublié du rêve américain, personnifications qu’ils sont des faiseurs de Z pullulant à Hollywood.

Ghost Chase a d’ailleurs du d’une bande zeddarde un brin décérébrée, ce qui se traduit par un nombre incommensurable de vannes foireuses et inexpliquées et, surtout, par l’apparition d’un revenant au physique amusant, simple marionnette bien mal achalandée. Handicapé par un manque évident de budget, Emmerich en profite pour faire étalage de ses talents de bricoleur (chose insoupçonnée vu les moyens déployés sur ses dernières œuvres) et en donnant lieu à quelques effets spéciaux aussi ringards qu’amusant. Misant spontanément sur le délire fauché plutôt que de se morfondre sur le manque de moyens, le cinéaste allemand parvient à insuffler la dose nécessaire de folie pour que son œuvre ne sombre pas. Dès lors, malgré de longues phases d’inaction, se contentant d’une mise en scène assez plate de longues joutes verbales, Ghost Chase conserve un certain intérêt de bout en bout jusqu’à un final doté d’une excellente bande originale et d’une morale nanardesque du plus bel effet.

Certes, Ghost Chase ne reste pas gravé dans les mémoires bien longtemps, mais cette œuvre ultra-référentielle, de nombreux clins d’œil étant faits à des œuvres telles qu’E.T., l’extraterrestre (le physique de la marionnette) ou encore La Nuit des Morts-vivants, demeure un agréable divertissement. Une œuvre étrange dans la filmographie d’un réal peu habitué aux bandes fauchées et qui prouve, par là même, qu’il est lui aussi capable de bricoler.

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