Critique de film

Aux portes de l'Au-delà

"From Beyond"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 1986
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Stuart Gordon
  • Pays d'origine : Etats-Unis
  • Durée : 1h26
  • Budget : 4 500 000 dollars
  • Scénariste : H. P. Lovecraft, Stuart Gordon, Brian Yuzna, Dennis Paoli
  • Musique : Richard Band
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Ken Foree, Ted Sorel, Carolyn Purdy-Gordon
  • Récompenses : Prix de la meilleure BO au festival de Sitges en 1986

Le Docteur Prétorius vient d'inventer une machine pour rencontrer ceux de l'Au-delà. Son expérience réussit, mais la créature décapite le professeur. Son assistant, Crawford, témoin de la scène est accusé du meurtre du docteur et interné en hôpital psychiatrique. Sa thérapeute, Katherine McMichaël, convainc l'inspecteur de laisser Crawford tenter de nouveau l'expérience, en présence d'un policier, Bubba. Le résonateur fait apparaître Prétorius hideux et entreprenant. La reprise des essais révèle que l'invention donne accès à une autre dimension...

Les critiques à propos de ce film

Critique de From Beyond - Au-delà du réel...
Par : Gore Sliclez


Deuxième film réalisé par la paire Gordon (réalisation)- Yuzna (production), From Beyond (Aux portes de l’Au-delà) survient un an après le mémorable Re-Animator qui marqua les esprits dans les festivals du genre et qui reste à ce jour un film culte. Deuxième collaboration mais aussi deuxième adaptation d’une nouvelle de H. P. Lovecraft, et avec lui des thèmes aussi obscurs, éternels et porteurs que l’infini de l’espace et du temps, la folie, la dégénérescence ou bien encore le rêve. L’auteur aimait illustrer ses théories philosophiques par des récits alliant science et surnaturel, une aubaine pour des réalisateurs bien inspirés trouvant là matière à faire éclater leur côté lourdingue…

Et From Beyond est un vrai délire gore dans un grotesque hallucinatoire qui ravira les amateurs des films des eighties, avec tout particulièrement ces transformations très latex et slime caractéristiques de la décennie. Une équipe impressionnante de techniciens, maquilleurs et spécialistes en animatroniques au service d’effets spéciaux remarquables (à quelques exceptions) qui rendent l’œuvre captivante et… rebutante. Car certaines scènes sont franchement écœurantes comme cette glande pinéale sortant du front comme un serpent, ces succions de cervelle par les orbites ou encore l’apparition du professeur Prétorius en monstre difforme, aux multiples apparences, comme issu d’une reproduction génétique ratée. Un univers à connotation très B dans ses délires, un cauchemar remarquablement mis en images par un Stuart Gordon très à l’aise avec la folie de Lovecraft.

On appréciera au passage une scène très hot où notre Dr. Katherine McMichaels (Barbara Crampton qui rempile) désinhibée, et devenue au contact du Resonator délicieusement nympho, se retrouve en mistress SM, guêpière et jarretelles au programme, dans une invitation à la copulation des plus aguichantes. Avec elle, l’impressionnant Ken (Zombies) Foree, plutôt bien moulé, et l’habitué de l’équipe, Jeffrey Combs, remarquable acteur, devenus tous deux depuis lors des interprètes reconnus et incontournables de l’écran fantastique.

Certes, From Beyond, oeuvre onirique et dérangeante, a quelque peu vieilli et ne fait plus peur, mais le film témoigne toujours d’un cinéma d’époque sans CGI à l’univers reconnaissable entre tous et à l’atmosphère unique. Film hilarant, fruit d’une équipe de fidèles, à l’apparence très B, voire Z (déjà Charles Band à la prod). Mais à l’apparence seulement…

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage